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Par Warriorjudde

PROPRIETE AVERTISSEMENT: Les personnages de Xena, Gabrielle et Perdicas appartiennent dans leur intégralité à Universal / MCA, Renaissance Pictures, et tous les autres pouvoirs à Yada yada yada ... . Aucune violation du droit d'auteur. J'ai écrit cette histoire sous l'impulsion de ma muse, elle ne devra jamais être utilisée dans un but lucratif. 

VIOLENCE: assez surprenant - Non! 

Love / Sex ATTENTION / AVERTISSEMENT: Note NC - 17. Cette histoire implique à la fois de l'amour et du sexe entre deux femmes adultes consentantes. Si vous ne connaissez pas le nom de l'irritante blonde dans "Dynastie" (en d'autres termes, si vous avez moins de 18 ans) ou si ce type d'histoire est illégal dans l'état ou le pays dans lequel vous vivez, ne lisez pas s'il vous plait. Si les représentations de cette nature vous dérangent, vous devriez peut-être lire autre chose ou REGARDER "Ally McBeal". 

MERCI: a mes lecteurs BETA, mentors et guides:
 
1. CJ Wells (Tu es es la meilleure) - Une brillante Barde, à mon humble avis. Découvrez ses épisodes "freedom" et "embrace". Ils sont étonnants et ont été une formidable source d'inspiration pour moi. Merci, très cher, d'avoir pris le temps et de m'avoir supportée. 

2. Noa (je suis fiere d'être ton amie) - être là pour moi, m'avoir remise en place avec mes gémissements, pour ton aide. 

3. CB - Merci beaucoup pour tous tes efforts et ton dévouement ... Tu n'as pas idée à quel point j'apprécie. 

NOTES DE L'AUTEUR: 
1. Dans ce récit Perdicas n'a pas été tué par Callisto, par conséquent, il est vivant et marié à Gabrielle. 
2. Je n'arrivais pas à me décider sur la fin de cette histoire, donc j'en ai écrit deux. Vous pouvez choisir votre «Happy Ending». 
Vos commentaires: S’il vous plaît! s’il vous plaît, avec du sucre dessus! 

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NOTE DU TRADUCTEUR: La première fin étant trop insupportable (Gabrielle retourne avec Perdicas), n'est traduite ici que la seconde.

Je ne l'ai pas revue depuis un peu plus d'un an. Si je lui rends enfin visite, c’est tout simplement parce que je n’ai plus d’excuses valables. Gabrielle et moi nous sommes écrit durant l'année écoulée. Elle me suppliait encore et toujours de venir la voir. Elle m’écrivait que je lui manquais. J'avais des doutes là-dessus car après tout, pourquoi lui aurais-je manqué? Son mari la comblait ... je ne sais pas ... peut-être que je suis juste amère. En tout cas, j'ai inventé toutes sortes de prétextes stupides pour éviter de leur rendre visite. Je pensais ne pas supporter de les voir ensemble, je me souviens encore de ma douleur en assistant à leur mariage. 

 Je suis partie pour Poteidaia aux premières lueurs du jour et suis arrivée chez eux avant midi. Dès qu'elle a entendu les sabots d’Argo, Gabrielle est sortie de la maison en courant. Elle était absolument rayonnante, heureuse de me voir. J'ai sauté du dos d'Argo et ai écarté les bras vers elle. Elle s'est jetée contre moi en serrant ma taille si fort que je pouvais à peine respirer. 

 «Dieux, Xena ... C'est si bon de te voir!" S’exclama-t-elle. 
 «C'est bon de te voir aussi, Gabrielle."

En vérité, j'étais heureuse de la revoir, mariée ou non. Elle me manquait . Elle avait l’air si différente de moi et avait tellement changé en un an. Je suppose qu’être mariée était la cause de ce spectaculaire changement, moins enfantine, plus femme. Elle n'avait plus l'air aussi jeune et naïve que dans mon souvenir et elle portait cette large robe de coton comme la plupart des paysannes. Par-dessus la robe, un tablier était noué à sa taille. Elle avait tout l’air d’une épouse. 

 "Tu m’as tellement manquée, Xena ... par les dieux ... regarde-toi ... tu n'as pas changé ... Le même vieux costume de Princesse guerrière ... avec les cuirs et tout." Me dit-elle en relâchant son étreinte. 
 "Toi, en revanche, on dirait une femme mariée." Je ne sais pas ce qui m’a pris de dire une telle horreur. Il y eut un silence gêné, puis elle sourit: 
 "Eh bien, tu sais, Xena, JE SUIS une femme mariée." Je fus tentée d’ajouter 'Merci’ en frottant mon nez contre le sien mais je me suis contrôlée. 
 "C’est ça" Je souris poliment. "Où est Perdicas au fait?  
 "Il va rentrer pour le déjeuner d’une minute à l’autre. Viens à intérieur, tu arrive juste quand où je préparais le repas, je pourrais avoir besoin de toi." Dit-elle joyeusement. 
 "Bien sûr." 

 

Et ainsi, elle et moi entrâmes dans leur maison. Nous étions debout devant la table, elle préparait le ragoût et je coupais les légumes. Tout en m'activant à ma tâche, je pensais à l'année écoulée durant laquelle j'avais voyagé seule - sans elle. Il m’avait fallu beaucoup de temps pour m’y habituer. M'habituer au silence, devenu mon nouveau compagnon, m'habituer à faire les choses seule, comme dormir, marcher, et manger, m'habituer à ne pas recevoir d’attentions, m'habituer à la perte de mon amour, m'habituer au vide. C’était difficile de s'habituer à tout ça. Je me souviens comme il me fut facile de m'habituer à elle. C’était derrière moi maintenant. 

 "Alors, comment vas-tu?"  
"Très bien!" mentis-je dans un sourire en fronçant les sourcils. 
 "Qu'est-ce que tu as à me raconter ?" Elle fit un sourire malicieux et déposa le lapin nu et découpé dans la marmite. 
 "Tu sais...le même ... combat contre le mal partout où je le trouve." Rétorquai- je d’une voix un peu gênée. 
 "C'est bon à entendre." Elle soupira de soulagement. Quel insolente ... qu'est-ce qu'elle croyait, que parce qu'elle m'avait quittée, je redeviendrais chef de guerre? Que je perdrais ma voie sans son aide pour rester dans le droit chemin? Je pouvais très bien me débrouiller sans elle ... quelle vanité! Elle remplit la marmite d’eau et d’épices et la plaça sur le feu. 

 "Comment te traite Perdicas?" J'essayais d'être aussi délicate que possible, et la question sortit étouffée. Je n'étais pas sûre moi-même de ce que je demandais exactement. 

 «Très bien, c'est parfait." Elle prit un bol dans l'armoire pour le poser sur la table en bois. 
 "Tant mieux." Elle s'aperçut de mon soulagement et j'en fus ravie. Avec les légumes que j'avais découpé, elle versa un peu d'huile d'olive dans un bol et vérifia le ragoût. Alors qu'elle était toute à la préparation du déjeuner pour son cher mari, je fis un autre bond dans le passé. 

J'escortais Perdicas et Gabrielle chez ses parents juste après leur mariage. Leur air béat, quand Gabrielle leur avait annoncé qu'elle avait épousé Perdicas, fut humiliant. A la première occasion, j'avais sauté sur ma fidèle jument et étais partie aussi vite que possible, sans même un adieu à Gabrielle. Je me sentais impuissante et vaincue. Je me souviens combien j'avais essayé de détester Gabrielle pour cette décision, mais je ne le pouvais tout simplement pas. Je l'avais aimée dès le début. Et chaque jour qui passait, je l'aimais davantage. Elle était tellement adorable. Mon amour pour elle me consumait, elle était tout ce que je pouvais imaginer. Pour des raisons évidentes, je ne lui avais jamais avoué mon amour. C’était ma meilleure amie et elle était attirée par les garçons. Elle était trop jeune pour moi. J'avais peur que ça aille à l'encontre de la confiance qu'elle avait pour moi, je m'étais alors calmée, puis il est arrivé et l'a emmenée ... avec une telle facilité. Ça m’a rendue folle. Je savais au fond de moi que si je l'avais séduite, elle se serait mise à genoux et m'aurait suppliée de l'emmener ... moi et mon intégrité ... j’aurais du la séduire quand j'en avais l'occasion. 

 Je m’installai à la table de la cuisine et elle s'assit à côté de moi en attendant la fin de la cuisson du ragoût. 

 "Alors, tu as trouvé un autre compagnon de voyage?" Demanda-t-elle en faisant comme si ça n'avait pas grande importance.
 "Eh bien oui, en fait » Je mentis encore. «Elle s’appelle M'Lila, c’est une jeune femme merveilleuse, très brillante, dynamique et talentueuse."  
"Oh ... pourquoi n'est-elle pas venue avec toi? J'aurais aimé rencontrer ta nouvelle amie." Dit-elle d’un ton égal. 
"Je ne voulais pas vous l’imposer, vraiment." Répondis-je immédiatement, remerciant les dieux de pouvoir mentir si facilement et si vite. 

 "N’importe quoi ! La prochaine fois que tu viendras, tu l’amèneras. Tes amis sont mes amis." sa voix se fit insistante. "Allez, Xena, tu as peur qu’elle ne passe pas mon test?" Elle me taquina. 
 "Je ne pensais pas qu'elle pourrait ... je veux dire, je viendrai avec elle la prochaine fois." Dis-je en réfléchissant déjà aux prochains mensonges à lui dire quand je reviendrai la voir. C’est alors que la porte s'ouvrit et Perdicas entra. Gabrielle courut vers lui et tomba dans ses bras. Elle jeta ses bras autour de son cou et l'embrassa fort sur les lèvres. J'espérais qu'elle faisait cela uniquement pour me rendre jalouse, et que son mariage n'était pas aussi parfait qu’il semblait. 

  

"Bonjour à toi aussi, Gabrielle" Il rit après leur baiser. Je n'avais pas envie de les voir s’embrasser. Gabrielle riait d'un air heureux. J’aurais voulu que ce soit moi qui la rende heureuse. 
 "Regarde qui vient nous rendre visite." Elle agita sa main vers moi. Je me levai pour lui faire face et lui tendis mon bras. Après un moment d'hésitation, il l'empoigna. 

 "Xena". Il hocha la tête. 
"Perdicas." Je ne pus m'empêcher de remarquer le frisson de bienvenue qu'il m’adressa. Il me rappelait son beau-père. 
 "Le déjeuner est prêt." annonça Gabrielle et nous nous assîmes pour manger. 

 A table, Gabrielle posa des questions sur mes aventures de l'année. Je lui racontai tout ce qui m'était arrivé en usant de descriptions colorées. Je n'oubliai pas de mentionner « M'Lila » de temps en temps - je suis bonne menteuse. Gabrielle me regardait avec des yeux verts brillants. Elle voulait connaître chaque détail. Perdicas regardait Gabrielle et son manque évident d'intérêt ne m’échappa pas. Il avait peur que je séduise sa femme avec mon héroïsme.
Il posa sa main sur la sienne comme pour me montrer qu'elle lui appartenait. Après un silence, il se tourna vers moi: 

"Alors, Xena, combien de temps as-tu prévu de rester?" Demanda-t-il d’une voix tendue. 
"Trois jours, chéri." répondit Gabrielle avant moi. 
"Je vois" Il dit, songeur. "Je vais te préparer la chambre à côté de la nôtre." Il s’essuya la bouche avec un bout de tissu et sortit. Gabrielle et moi mangeions en silence. J’avais l’impression d’avoir une étrangère face à moi. Comme si elle n'était plus la Gabrielle que je connaissais et que j’aimais. Elle ressemblait à une femme de paysan et non à une barde voyageuse. J’avais l’impression de ne plus la connaître et me demandais si je ne l’avais jamais vraiment connue.

Elle était à Perdicas maintenant. Il me semblait que quand elle n'était pas avec moi, je ne savais pas qui elle était. Ma Gabrielle était-elle toujours là? L’avais-je vraiment perdue pour de bon? 
 Après manger, nous sortîmes de table en même temps et commençâmes à laver la vaisselle. Cette tension entre Gabrielle et moi était inexplicable et j'avais absolument besoin de la briser. Alors, je l’éclaboussais d’eau; elle se figea et tourna lentement la tête vers moi, ses yeux se rétrécirent et sans avertissement, elle m’éclaboussa aussi. La bataille d'eau commença. Je vis alors cette étincelle spéciale dans ses yeux, ce regard espiègle... Ma Gabrielle était toujours là. Quand Perdicas descendit l'escalier, nous étions trempées des pieds à la tête, debout dans des flaques et riant comme des écolières. Dès qu'il nous vit, Gabrielle et moi étouffâmes nos rires comme un signal. 

"Que se passe-t-il ici?" Demanda-t-il. Je repris immédiatement mon air stoïque. 
"Rien." Répondis-je d’une voix dangereusement basse. 
"Je vais nettoyer les dégâts chéri." Se proposa Gabrielle à la hâte. 
"Je vais voir le forgeron. Puis-je vous laisser seules et vous faire confiance?" Il mit ses mains sur ses hanches. Juste avant que ma mâchoire ne tombe -car je pensais qu'il voulait dire autre chose- il ajouta "A mon retour, j’aimerais que la maison tienne toujours debout." On aurait dit un roi dans son palais. Puisque c'était son domaine et puisque j'y étais invitée, je ne répondis rien et retins mon air funeste que je réserve habituellement aux gens qui me parlent comme il venait de le faire. 
 "Au-revoir, Gabrielle." Il posa un rapide baiser sur ses lèvres. "Je serai de retour à la tombée de la nuit." 
"Au-revoir."  
 Après son départ, Gabrielle et moi nous installâmes à la table de la cuisine pour discuter. 
 "Il a l'air très autoritaire". Fis-je remarquer. 
 "Comme toi". Elle rétorqua aussitôt. "D'ailleurs il n'est habituellement pas comme ça, je ne sais pas ce qui lui arrive aujourd'hui." Dit-elle pensivement. 

 "Es-tu vraiment heureuse, Gabrielle?" 
 Je demandais simplement. Après mûre réflexion, elle me répondit "Ouais, je le suis." 
 "Quelque chose t’embête?" Je lui demandai gentiment en couvrant sa petite main de la mienne. 
 "Eh bien, je ne suis pas sûre de vouloir partager ce genre de choses avec toi, Xena." Elle évita mon regard. 
 "Que veux-tu dire?"  
 "C'est une question intime et uniquement réservée à un homme et son épouse."  
 "Je suis ta meilleure amie, tu peux me demander conseil ... j'ai pas mal d'expérience avec les hommes, Gabrielle."  
Je ris en retirant ma main. 

 "Eh bien ... Je suis un peu gênée de te dire ça ..." Elle baissa la tête. Le sujet était si bien amené que je mourais de savoir ce qui se passait entre eux. 
 "Allez Gabrielle, c'est moi." C’était ce qu'elle avait besoin d'entendre, et finalement, elle céda. 
 "Nous n'avons pas été intimes, lui et moi, depuis plus d'une lune maintenant". Elle murmurait presque en évitant toujours mon regard. C'était un peu plus que ce que j'avais besoin de savoir.

Elle s'attendait à ce que je la conseille sur sa vie conjugale alors qu'elle aurait dû être mon amante? Une douleur aiguë me pinça le coeur quand je réalisai qu'elle avait de la peine quand il ne lui faisait pas l'amour. Apparemment, elle avait besoin qu'il lui fasse l'amour, elle le désirait. 
 "Pourquoi penses-tu ça?" J'essayai de cacher ma tristesse. 

 "Je suppose que c’est la routine ... nous sommes habitués l'un à l'autre. Il ne m'approche pas et j’ai peur qu’il me rejette." Une réponse calme et timide. " tu ne dois pas l’attendre mais relancer votre amour." Je tentai d'étouffer la douleur qui battait dans mon cœur. Je ne pensais pas pouvoir me trahir de la sorte, me plongeant un poignard dans le coeur pour le bonheur de Gabrielle. 
 "Tu crois?" Elle demanda avec un scepticisme évident. 

 "Bien sûr, peut-être qu'il voudrait que tu lui montres ton désir." Une suggestion qui m'engloutit. 
 "Eh bien, si les choses ne changent pas dans la semaine, j'essaierais."  

 Gabrielle nous fit du thé. Alors que nous étions assises à boire, elle me parla de M'Lila. N’était-elle pas un peu jalouse? Ca ne l’avait pas blessée que je trouve une autre amie, quelqu'un qui avait pris sa place dans ma vie? Elle continuait à me parler d'elle et je me dis qu'à sa place, je ne voudrais pas en entendre davantage. Encore une fois, je me mis à sa place. Peut-être qu'il vaut mieux savoir, on peut alors faire face à la réalité. J'étais tellement frustrée par son indifférence... D'ailleurs, je voulais lui parler de M'Lila non seulement pour la rendre jalouse mais parce que je ne voulais pas qu'elle croit que j'étais seule. Je ne voulais pas lui donner la satisfaction de se sentir supérieur à moi parce qu’elle avait réussi à trouver quelqu'un. Je ne voulais pas qu'elle me prenne en pitié, mais qu'elle sache que moi aussi j’avais quelqu’un qui comptait dans ma vie. 

 Je dis à Gabrielle que M'Lila était tout simplement incroyable, qu'elle me rendait heureuse, que j’avais l’impression d’avoir trouvé ma véritable âme sœur. Son indifférence à cette déclaration me rongea, j'étais lamentable. 

 Le temps passa et le soleil se couchait. Perdicas revint, l’air gai et détendu. Après le dîner, ils se retirèrent dans leur chambre et je me rendis, seule, dans la mienne. Couchée sur mon lit, je regardais dans le noir, essayant de prendre des résolutions, comme par Exemple, ne plus jamais mettre les pieds chez eux et oublier Gabrielle. Je devais laisser tout cela derrière moi et aller de l'avant. Tout à coup, j'entendis des voix provenant de leur chambre. 

 Au début, j'entendis Gabrielle glousser et un semblant de conversation. Puis ce fut de nouveau le silence. Mais ça ne dura pas. Il y eut des craquements et des grincements. Je savais que c'était leur lit qui faisait ces bruits. Peu de temps après, des sons rythmés frappèrent le mur derrière ma tête. C’était sans aucun doute leur lit qui cognait contre le mur. Je savais, à ces bruits, que Perdicas plongeait sur Gabrielle. Je me maudis d'avoir une telle acuité auditive, de les entendre gémir et chuchoter. Il était indéniable que Perdicas et Gabrielle faisaient l'amour. Quelle andouille avec ma grande bouche ... a quoi je pensais ... lui donner des conseils conjugaux? Les gémissements et les grognements s'amplifièrent tout comme la douleur dans mon coeur.

J'appuyai mes mains contre mes oreilles pour retenir les bruits de leur amour. Hélas, en vain. Ils étaient trop bruyants, le mur trop mince et mon audition trop bonne. Lutter était inutile, des larmes salées roulèrent sur mes joues. Je l'imaginais la toucher, la chevaucher, la prendre. Je voyais le visage rouge de plaisir de Gabrielle. J'étais consumée par un conflit interminable. J’entendis leur orgasme. Ses cris de plaisir me percèrent les oreilles. Puis j’entendis leur respiration régulière. Quelque chose en moi était mort. Un silence royal m'enveloppa. Merci, silence. Avant de dormir, je me criai intérieurement une dernière pensée: Tu aurais du garder ton stupide coeur crédule et pathétique, Princesse guerrière. 

Je me suis réveillée peu après le lever du soleil. Je me suis lavée le visage dans la bassine d'eau, ai mis mes cuirs, mon armure, mes bottes et mes armes et suis descendue. Gabrielle et Perdicas étaient déjà en bas, sirotant un thé. 

 "Bonjour, Xena." m'accueillit Gabrielle, absolument rayonnante. Je reconnus la lueur de satisfaction sur son beau visage. 
 "’jour". Répondis-je à contre-coeur. J'avais déjà décidé de leur dire que j’allais pêcher et ne jamais revenir. 
 "Tu veux un thé?" Proposa Perdicas d’une façon joliment surprenante. Il avait un air béat. Maintenant, je comprenais mieux pourquoi il avait préparé ma chambre avec tant d'empressement, sans même me proposer de dormir à un autre endroit. Il voulait que je l'entende la prendre. Ce n'était pas Gabrielle qui avait pris l'initiative de leur nuit l'amour puisqu'elle m'avait dit qu'elle attendrait une semaine avant de l'approcher, c'était Perdicas. 
 "Non merci." refusai-je poliment. Pour tout dire, je n'avais plus du tout envie de rester chez eux. 
"Gabrielle? Je pensais aller pêcher et préparer de bons poissons pour le déjeuner." Je me forçai à sourire. 
"Génial, je viens avec toi. Ca nous laissera du temps pour rattraper le retard."  

Si je rejetais sa proposition, je risquais d’éveiller les soupçons. Donc, au vu de l'échec de mon plan, je décidai de quitter les lieux à la nuit tombée, juste après le coucher. Les entendre remettre ça dans leur chambre était au-dessus de mes forces. 

 Perdicas informa Gabrielle qu'il serait de retour pour le déjeuner après quelques courses. 
 Gabrielle et moi montâmes sur Argo jusqu'à une proche rivière. Nous étions toutes les deux assises sur le rivage à lancer nos cannes à pêche, et commençâmes à discuter. 

 "Perdicas et moi voulons un bébé."  
 Je savais que c'était inévitable, que ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne fondent une famille. Mais puisque je pensais être au-delà de la douleur je restai indifférente à sa déclaration. 
 "Je vous ai entendus vous y atteler cette nuit." Fis-je remarquer avec un sourire malicieux. Gabrielle rougit. 
 "Je suis désolée..." Elle s’excusa et regarda ailleurs. 
 "Tu ne dois pas." Je lui répondis avec un ton qui signifiait je suis heureuse pour toi" 
 "Vraiment?" Demanda-t-elle brusquement. 
 "Bien sûr, ne serais-tu pas heureuse pour moi si ..." 
 "Evidemment! pourquoi ne le serais-je pas ?" Elle rétorqua presque en colère. Sa réaction me laissa perplexe. 
 "Aucune raison, vraiment." 

 Elle tira sa canne à pêche hors de l'eau et la relança. Elle semblait agitée. Je ne comprenais pas pourquoi elle était si agitée mais elle était loin d'être à l'aise. Un moment passa. Je contemplais l'eau hypnotisante alors que le soleil faisait ses premiers pas dans le ciel du matin, et fis un nouveau bond dans le passé, la nuit où Gabrielle et Perdicas s'étaient mariés. Le jour le plus triste de ma vie. J'avais fait mon possible pour ne pas perdre la tête. L'imaginer lui grimper dessus et l'embrocher avec son sexe me désespérait et m'angoissais. J'avais dormi près d'un lac cette nuit-là, essayant de ne pas penser à eux dans les bras l’un de l’autre. Un terrible regret avait creusé mon cœur, c'était lui qui lui enseignait les mystères de l'amour et pas moi. N'étant pas une noble personne, j'espérais qu'elle n'aimerait pas cela. Je voulais qu'il lui fasse mal. J'espérais qu'elle ne prendrait pas de plaisir. À un moment, j'ai commencé à chanter pour ne pas m’entendre penser. Je voulais qu’il meurt. Jusqu'à maintenant je ne comprenais pas pourquoi, par les dieux je l’avais sauvé de Callisto. J'aurais dû la laisser le tuer. 

"Qu'est-ce qui t'embête, Gabrielle?"  
"TOI!" Répondit-elle sèchement. 
"Moi? Qu'est ce que j'ai fait?" Je la regardais avec incrédulité. 
"Tu t’en fiches... Je t'ai quittée et tu m’as remplacée par une autre en un rien de temps... sans te sentir ..." 
"C'est toi qui as choisi de te marier. Qu'est-ce que tu attendais, que j’erre seule dans la campagne le restant de ma vie parce que tu t'étais mariée?"  
Maintenant, j'en avais marre. Je n'en revenais pas qu'elle ait le culot de croire que je resterais seule. Je fus presque déçue que M'Lila ne soit qu'une chimère de mon imagination. 
"J'aurais voulu que tu me montres que je t’avais manquée, que tu avais souffert de mon départ!" Elle s’exclama. 
"QUOI? Pourquoi aurais-je ... Tu ne m'as rien montré de tel! Tu as pris la décision de te marier et tu m'as quittée dans la journée. Pourquoi devrais-je être désolée?" J'étais impatiente de connaître sa réponse. 
 "Je croyais compter pour toi, être importante à tes yeux." Elle semblait vaincue, la voix affaiblie et le regard toujours fuyant. 
 "Eh bien c'est pareil pour moi!" Mais je regrettai aussitôt mes paroles. 
 "Qu'est-ce que ça veut dire?" Cria-t-elle en posant sa canne à pêche. 
 "Laisse tomber." marmonnai-je en faisant un signe de la main pour arrêter la conversation. 
 "Non. Xena, explique-toi. Tu me dois bien ça."  

Elle me pointait de son index. Comment osait-elle dire ça? Je lui avait donné bien plus que je ne le devais. J'avais sauvé son mari. J'avais dû la libérer pour qu'elle puisse l'épouser et être heureuse. Exactement, la libérer. Si je ne lui avais pas donné ma bénédiction, elle ne l'aurait jamais épousé et serait restée avec moi. S'il y a avait quoique que ce soit à devoir, elle me le devait, à moi. 

 "Je ne te dois rien, Gabrielle, plus maintenant". Je sifflai. 
 "Ne dis pas ça. Tu es ma meilleure amie. Parle-moi comme à une adulte." Cette fois, elle se tourna entièrement pour me faire face. 
 "Que que tu veux de moi ? Que veux-tu que je dise, Gabrielle?" J'étais perdue. Je ne comprenais pas le but de cette discussion. Qu'espérait-elle obtenir? Voulait-elle que je m'excuse de ne pas avoir été plus délicate envers elle, de ne pas lui avoir dit que notre séparation m'avait anéantie? Je ne voulais pas lui donner ce plaisir, surtout après ce qu'elle m’avait fait. 
 "Me montrer que ce que nous avions était spécial, me dire que ça signifiait quelque chose pour toi." Elle était effondrée. 
 "Ce que nous avions? Qu’est-ce nous avions, Gabrielle? " Je savais que je n'aurais pas dû dire cela. Je la faisais souffrir, mais c'est ce que je voulais, comme elle m’avait fait souffrir. Elle me regarda et je vis des larmes dans ses yeux. Elle se reprit et je l’entendis marmonner d’une voix faible: 
"Rien, apparemment». 
"Est-ce vraiment ce que tu penses?" ma voix reflétait ma peur. Elle attendit un instant et hocha la tête. Elle ne me laissa pas la regarder dans les yeux mais ajouta "Nous étions l'une à l'autre... Maintenant tu ne m'appartiens plus." Ca ressemblait à une accusation. 

"Quel culot! c’est toi qui es partie. Tu m’avais moi, et au lieu de me garder, tu t’es donnée à lui! 
"Pourquoi n’as-tu pas essayé de me convaincre de rester?" Et elle se mit debout. Elle devait avoir besoin de sentir qu'elle se controlait. 

 "Ce n'était pas à moi de le faire. Tu es grande. Tu dois prendre tes propres décisions, prendre tes responsabilités et en accepter les conséquences. Tu savais que c'était lui ou moi, et tu l’as choisi lui. Qu'est-ce que tu veux de plus? Tu as un mari, une maison ... l'amour ... " J'étais maintenant debout devant elle. Je ne la laisserais pas me vaincre. 

" laisse tomber. Je ne veux plus en parler ... tu es impossible."  
Elle jeta ses mains devant elle et vira de bord, me tournant le dos. 
 "Tu veux que j'arrête?" Je soupirai involontairement. Je voulais poser mes mains sur ses épaules et appuyer son dos contre mon coeur, mais je n'osais pas. 
 "Ca aurait été bien que tu essayes, juste pour me montrer que je comptais pour toi. Ne me rejete pas la faute. J'aime Perdicas et j'ai voulu être sa femme ... encore maintenant." 

 Si elle n'avait pas ajouté cette dernière phrase, je me serais agenouillée, l’aurais serrée dans mes bras et lui aurais dit combien elle comptait pour moi, combien elle me manquait, à quel point j'avais besoin d'elle. Mais parce qu'elle dit cela, je dis d'un ton pernicieux: "Alors, tout vas bien pour toi, profites-en." 

"Apparemment, tout va bien aussi pour toi. Tu as M'Lila ..."  
"Ca c'est vrai! C'est la plus étonnante jeune femme que j'ai jamais rencontrée. Elle est belle, mature pour son âge, c’est une excellente guerrière et elle a un coeur pur et désintéressé. Je n'aurais pu trouver meilleure compagne. Je l’aime." J'utilisais les mots les plus chaleureux, les plus affectueux, pour décrire M'Lila pour faire souffrir Gabrielle. Je n'avais jamais dit à Gabrielle que je l'aimais. Hélas, depuis qu'elle aimait Perdicas Je savais que ça ne marcherait pas. Essayer serait ridicule, pathétique et inutile. 

 "Alors c’est ta meilleure amie?" Il n'y avait pas d’émotion dans sa voix, mais sa tête se pencha, montrant ses véritables sentiments. Elle était jalouse parce que j'avais trouvé quelqu'un de mieux qu’elle pour m'accompagner. 

 "Exact. Elle me rend heureuse et le fait qu'elle sache ce qu'elle veut, c'est plus rafraîchissant." Je frappai là où je savais que ça ferait mal. Je ne montrai aucune pitié tout comme elle quand elle l’avait épousé. 
 "Qu’entends-tu par elle sait ce qu'elle veut ... Tu veux dire, contrairement à moi? " Sa colère la força à faire demi-tour pour me faire de nouveau face. 
 "Eh bien, Gabrielle, admets-le. D'abord, tu le quittes pour être avec moi et puis tu me quittes pour être avec lui. Qu'est-ce que j’étais exactement pour toi, une belle aventure avant ton mariage? Tu voulais voir le monde ailleurs qu’à Poteidaia avant de t'installer? " Je lui donnai un avant-goût de mon amertume. 

 "Ce n'est pas juste. Tu sais que ce n'est pas vrai!" Elle s’exclama. 
 "Alors, quelle est la vérité?" Je demandai calmement. Ce n'était pas une question. 
 "Je ne sais pas ... Je ne sais pas."  
 "Je ne te crois pas».  
 "Réfléchis... Tu n'as même pas fait l’effort de rester en contact avec moi. Si je n'avais pas envoyé le premier message, tu ne serais jamais venue. Je n’ai eu de toi cette année que quelques courts messages disant que tu t’excusais et que tu ne pouvais pas venir. " 

 "J’étais très occupée à sauver le monde. Je n'étais pas aussi occupée que toi dans une tâche aussi importante que la préparation des repas pour ton mari, Gabrielle." Je crachai sévèrement les mots. Je voulais lui faire payer son choix. Je n'avais rien à perdre, je l'avais déjà perdue. 
 "Tout le monde n'est pas fait pour sauver le monde, Xena." Elle avala l'injure. 
 "Evidemment ... Je ne te comprends pas. Je suis celle qui est censée être folle. Je t’ai fait confiance et tu es partie". 
 "Qu’est-ce que tu entends par je t’ai fait confiance? Tu n'a rien fait pour l'empêcher. Tu n’as pas lutté" 
 "Écoute Gabrielle, la vie m'a appris à choisir mes combats. Je n'ai jamais commencé moi-même une bagarre, je ne suis pas sûre que je gagnerais. Je n'étais pas sûre de pouvoir battre Perdicas alors je n'ai pas essayé."  

Mes défenses commençaient à s'effondrer, elles avaient subi trop de coups. Mon bouclier ne pouvait lutter contre tant de choses. 

 "Ainsi, la princesse guerrière est une lâche qui craint la défaite." Elle était en colère. Elle se rapprocha, et se trouvait maintenant à portée de main. 
 "Que sais-tu de la défaite, jeune fille? Y As-tu déjà goûté? Penses-tu que le fait d'être mariée fait de toi une adulte? Tu veux parler de défaite ... laisse-moi te parler de défaite...La défaite, c'est être couchée dans la chambre à côté de celle de sa meilleure amie et entendre son mari la ... BAISER, voilà la défaite! " 

 Elle me gifla violemment. Je l’avais bien mérité. 
 "Comment oses-tu!" Cria-t-elle et je vis la jointure de son poing blanchir. 
 "Ca m’a déchiré le coeur." Hurlais-je. Je n'avais pas la force d’en entendre plus, c'était trop douloureux. Je savais que je devais partir le plus tôt possible et ne jamais revenir. Quant à mes sentiments ... je ne voyais pas de raison à les garder pour moi plus longtemps. 

 "Que veux-tu dire?" Elle exigea. Elle était sur le point de perdre elle aussi. 
 "Je suis amoureuse de toi, Gabrielle!" Je criai. Je vis ses yeux s’écarquiller. Elle fut désorientée un bref instant. Mes aveux, apparemment, l'avaient choquée et prise au dépourvu. Elle me lança alors ses poings dans la poitrine et les épaules. Elle me frappait encore et encore avec frénésie.

J'essayai de comprendre sa rage et ne tentai rien pour me défendre. Je restai juste là à subir ses assaults. Je ne comprenais pas sa colère envers moi. Je n‘essayais pourtant pas de séduire l’épouse Gabrielle, mais lui dévoilais simplement mon amour. Elle continuait à me frapper férocement de ses petits poings serrés et se mit à crier: 

"Lâche! Tu es une putain de lâche. Comment oses-tu?" Elle était en plein désarroi et se mit à pleurer. Elle cessa de me frapper et me poussa avec une force que je ne lui connaissais pas. Je perdis l’équilibre et tombai sur mes fesses. Je me remis aussitôt debout. 
 "Tu m'aimais depuis tout ce temps et tu n’as pas osé me le dire?"  
 "J'avais peur de te perdre. Je pensais que tu ne comprendrais pas." J'essayais de me défendre. 
 "J'avais le droit de savoir ce que tu ressentais." 
 "Tu étais si jeune, si pure, si naïve ... tu me regardais, m’admirais, me faisais confiance. Je ne voulais pas profiter de toi." 
 "Profiter de moi? Pourquoi es-tu si paternaliste!" Jamais je ne l’aurais crue capable d'une telle rage. . 
 "Je ne voulais pas être paternaliste. C'est juste que tu n’avais pas l'air de comprendre ..." 
 "Comprendre? Pourquoi penses-tu que je voulais dormir à côté de toi tous les soirs? Pourquoi, crois-tu que je me baignais avec toi? Pourquoi, à ton avis, je marchais dans le camp nue quand nous étions dans un lieu isolé? Te touchais tant de fois, même quand ce n'était pas nécessaire? "

Elle m'attrapa le biceps des deux mains, et me secoua violemment, comme pour me réveiller d'un cauchemar. 
 "Pourquoi ne m'as-tu rien dit, Gabrielle?" Je me battais contre mes propres larmes maintenant. Elle m'aimait . 
 "Je ne pensais pas que la princesse guerrière, une femme indubitablement expérimentée dans ce domaine, aurait besoin d'explications. J'étais persuadée que tu avais compris, mais que tu ne voulais pas de moi. Je pensais que je ne te plaisais pas ... Comment as-tu pu rater ça ? Toutes ces femmes que tu as eu et tu ne remarques pas mes avances... Je ne crois pas qu'il y ait un seul village que nous avons traversé où il n'y avait pas une femme avec qui tu avais couché. " Dit-elle sarcastiquement, puis elle me tourna le dos. 

 "Ca te dérangeait toutes ces femmes que j'ai connu avant toi?"  
 "Oui, ça me dérangeait. Je me détestais de ne pas être suffisamment mûre et expérimentée pour que tu veuilles de moi... je voulais avoir de l’expérience" Elle avoua, me cachant toujours son visage. 

 "Alors, tu t’es mariée avec Perdicas, entre tous, pour avoir de l'expérience?" Je ne voulais pas avoir l'air de me moquer d’elle, mais je ne pus m’empêcher de rire. Elle se tourna rapidement vers moi et leva son poing pour me frapper encore. Cette fois, j'étais parée et je réussis à détourner ses poings à mi-course. 

 "Ce n'est pas pour l'expérience, je me suis mariée avec Perdicas parce que j'étais sa première, comme lui pour moi et il était prêt à me donner ce que tu ne voulais pas – l’amour." Son sourire était méprisant, son visage à quelques pouces du mien. 

 Je lâchai alors son poing, enveloppai mes bras autour de sa taille et la pressai contre moi. Elle essaya de résister, de se libérer de mon emprise, mais je la tenais fortement. Au bout d’un moment, elle renonça et répondit à ma proximité, succombant à ma chaleur. Elle capitulait. Je baissai la tête vers elle, ses lèvres étaient si proches des miennes que je pouvais sentir son souffle. Toute pensée rationnelle me quitta. Je penchai la tête jusqu'à ce que mes lèvres atteignent les siennes. En l’embrassant, je fus émerveillée par leur douceur. Elle me rendit la pareille et m'embrassa à son tour. La sensation de ses magnifiques lèvres rouges remuant contre les miennes, les suçant doucement, était irrésistible. Elle les pétrit et les mordit avec passion et voracité. Sa langue perça mes lèvres et pénétra ma bouche. Elle caressa mes dents, mes lèvres, ma langue, ne laissant aucun endroit intacte. Ses petites mains enveloppaient ma nuque, ses doigts dans mes cheveux. Elle pressa son corps encore plus fort comme si elle n'en avait pas assez. Elle était si sensuelle, tendre et passionnée. 

 "Qu’est-ce que tu fais, Gabrielle?" Je lui demandai après notre baiser. 
 "Je t’embrasse." Elle haletait fortement. Après avoir prononcé ces mots, elle quémanda encore mes lèvres et les embrassa furieusement. 
 Après un long moment, il nous fallut reprendre notre respiration. 

 "Tu es mariée, Gabrielle." Son corps était encore brûlant contre moi. Elle me désirait. 
 "Je ne m’en fiche, fais-moi l'amour Xena." Sa voix laissait transparaître son désir. 
 "Et Perdicas?" Je réussis à dire entre la pluie de délicieux baisers qu'elle me prodiguait. 
 "Ne me rejete pas, Xena, je t'en prie. Ca fait trop longtemps que j'attends de faire l'amour avec toi." Elle dit d'une voix rauque et suppliante. "C'est toi que je veux. C'est toi que j'ai toujours voulu. Chaque fois qu'il me fait l'amour, je ferme les yeux et je pense à toi."  

Gabrielle délirait de désir et d'amour. C'était si fort et éminent qu'elle ne me laissa pas même le temps de la déshabiller. Elle se recula de mon étreinte et lutta avec ses doigts pour délacer sa robe. Elle se transforma sous mes yeux, d’une femme de paysan en une magnifique et sensuelle femme sûre de ses attraits. Une femme possédée par sa passion et son coeur. Et elle se trouvait là,nue, sous mes yeux affamés. Je me léchai involontairement les lèvres devant ce qui m’était révélé. De toutes les femmes que j'avais connues, elle était de loin la plus belle. Avant de l'aimer, je ne savais pas ce qu'était l'amour. Avant de la désirer, je ne connaissais pas le désir. Ses seins souples et laiteux me taquinaient insolemment, les mamelons dressés comme les soldats d’une parade. Mon regard erra vers le bas de son corps et se fixa sur le triangle blond de sa féminité. Je pris une grande inspiration. Gabrielle ne bougea pas pendant un long moment, puis elle s'approcha, provoquante en balançant ses hanches, ses seins frissonnaient, aguicheurs.

Elle n'était plus l'innocente petit Gabrielle que je connaissais, mais une femme sensuelle, cultivée, qui maîtrisait l'art de la séduction, une experte de l'amour, du moins avec un homme. Il y a de nombreuses différences entre faire l'amour avec un homme et avec une femme. Quoi qu'il en soit, je savais qu'elle me toucherait avec des mains pourtant expérimentées. Je regrettais cependant de ne pas être sa première amante, sa seule amante. De ne pas être celle qui lui avait appris les secrets de l'amour, ni celle lui ayant donné son premier orgasme. Mais je serai sa première femme, son unique femme. Je serai celle qui lui apprendrait les secrets de l'amour avec une femme. 

 Gabrielle se trouva finalement devant moi. Je lui tendis les mains et elle pressa son corps brûlant et nu contre mes cuirs. Ses lèvres de nouveau trouvèrent les miennes. Elle posa ses bras sur mes épaules et me toucha comme si je lui appartenais. Ses lèvres revenaient implacablement avant de poursuivre leur exploration de mon cou. Pendant ce temps ses mains descendirent de ma tête à mon armure. De ses petits doigts, elle me débarrassa de ma cuirasse en un rien de temps, puis elle recula pour enlever mes cuirs. Enfin, elle s'agenouilla et arracha mes bottes. Elle était à couper le souffle. Elle faisait trembler mon coeur de ce simple geste. 

 "Est-ce que tu m'aimes autant que M’lila?" Demanda-t-elle à genoux devant moi. Quand elle inclina la tête pour me regarder, je vis la douleur et la peur dans ses yeux vert émeraude. 
 "Il n'y a pas de M'lila." Je me tus et elle se redressa «Je l'ai inventée pour te rendre jalouse. J'ai voyagé seule toute l'année. Tu es la seule Gabrielle." Je me mis à genoux et passai mes mains sous ses jambes et derrière son dos pour la transporter dans mes bras. 

 "Tu mens." Elle rit en me giflant l’épaule avec malice. Je ris aussi, cherchant autour de moi un coin d'herbe où l'allonger et lui faire l'amour. 

 "Je dois t’avouer aussi...toutes ces choses que je t’ai dites sur le fait que je l'aimais...c'était pour te rendre jalouse aussi. Je t'aime, Xena. Ca a toujours été toi. Tu es l'amour de ma vie, n'en doute jamais. " Elle parlait sérieusement.

 Nos yeux se fixèrent intensément. J'avais enfin trouvé ce que je cherchais, un coin d'herbe qui semblait assez confortable pour l’y allonger. Je posai doucement Gabrielle. J’avais un mal fou à me retenir de la prendre, mon excitation dégoulinant le long de mes cuisses. Je m'allongeai sur elle, la chaleur de son corps était incroyable, mes seins posés sur les siens. Je réclamai ses lèvres, leur douceur. Nos langues tourbillonnaient l'une autour de l'autre, s'emboitant à merveille. Le désir grandissait dans mon ventre et mon sexe palpitait. Je devais réduire la pression et je commençai à pousser et frotter mon clitoris contre sa cuisse, laissant des sillons humides de mon essence. C’était tellement bon et j'en avait tellement besoin... mais très vite je m'arrêtai car je devais garder à l'esprit de lui donner du plaisir d'abord. Aujourd'hui, je vais lui montrer la différence entre les hommes et les femmes, entre Perdicas et moi. 

 "Ne t'arrête pas, Xena, prends ce que tu veux." dit-elle en prenant mon visage dans ses petits mains. 
 "Mon plaisir est de te faire plaisir, Gabrielle." Dis-je d'une voix enrouée. Elle grogna au son de mes paroles. Je pétris son menton de mes lèvres, puis mordillai sa gorge. Elle se pressa plus fort contre moi et cambra ses seins contre les miens. Ils étaient avides d'attention. Tout vient à point à qui sait attendre!. J'embrassais, léchais et mordillais son cou et ses oreilles avec passion. 
 J'arrivai finalement à ses seins, déjà gonflés de désir. Je pris un mamelon dans ma bouche et suçai doucement le bout durçi. Son corps vacilla, se cambrant pour plus de contact. Elle était si sensuelle que j'eus peur de jouir trop vite. Je changeai de sein, et léchai l'autre mamelon. Les gémissements de Gabrielle excitaient efficacement mon clitoris, je n'avais jamais été si mouillée de ma vie. Mon sexe était si enflé qu'il me faisait mal. N'oublie pas de la satisfaire d'abord. Je descendis plus bas et atteignis son ventre tendu et musclé que je dévorai, le maculant de salive. J'avais besoin de plus et je la mordis, pas trop fort tout de même, afin de maintenir l'équilibre entre plaisir et douleur. Ses hanches s'enfonçaient dans ma poitrine, m'offrant son excitation. Enfin, ma bouche atteignit la jonction entre ses hanches et ses cuisses. Je posai un unique baiser sur son clitoris, poussant ses hanches à lever. 

 "Gabrielle, je vais te combler comme jamais il ne t'a comblée." Gabrielle était folle de désir. Tout ce qu'elle voulait, c'était que je la prenne, que je la libère. Je voulais qu'elle soit absolument prête pour ce que je lui préparais. Afin de lui causer le moins de douleur possible, j'avais besoin qu'elle soit la plus ouverte et mouillée possible. 

 "c’est comme ça que les femmes s'aiment, Gabrielle." J'attirai son attention, et mis mes mains entre ses cuisses pour les écarter le plus largement possible. Puis, j'écartai les replis de son sexe afin d'exposer son clitoris gonflé que je caressai de ma langue. Je sentis un doux et chaud liquide couler sur mon menton. J'embrassai son sexe et plongeai ma langue pour la pénétrer, révélant son essence. Son goût n’avait aucune saveur connue. C’était meilleur que le nectar des dieux. Son parfum me frappa avec une telle puissance! Gabrielle hurla quand j’envahis sa fente de ma langue. Pour intensifier la sensation, je fis rouler sauvagement ma langue à l'intérieur. Elle souleva ses hanches pour plus de frottement et un autre cri s’échappa de sa bouche. 

 "Il ne t'a jamais aimé comme ça, hein?" Je haletai. "Il n'a jamais léché ton sexe avec sa langue?" Je retournai à la petite boule de nerfs et le léchai vite et fort. Son orgasme était imminent. Elle mouillait comme un volcan. Le bout de mon doigt frôlait sa fente, la détaillant. 

 "Non!" Elle grogna. 
 "Je savais qu'il ne t’avait jamais aimé intimement ... moi seule peux t'aimer comme ça, ma douce". Je continuais à lécher son érection tout en surveillant sa respiration et son excitation. Il n'était pas question de la laisser venir maintenant. Je voulais la combler. Quand elle fut sur le point de jouir, je ralentis mes mouvements. Elle était frustrée. 
 "S’il te plaît, Xena. Je suis si près ... Aime-moi jusqu’à ce que j’explose... ma chérie ... s’il te plaît donne-moi…" Elle implorait doucement. Ses adorables supplications firent fondre mon coeur et je fus au bord de lui céder. 

 "Pas encore, ma douce". Je souris "Je veux d'abord t'emmener sur es cîmes" C'était une promesse. Ma langue sur son clitoris avec une laentur exaspérante. En même temps, je la pénétrais lentement d'un doigt. Elle gardait un rythme soutenu. Puis je glissai un autre doigt, puis, un troisième et un quatrième. Elle ruait et jetait son sexe contre mes doigts et ma langue, le dos voûté et la respiration saccadée. La sueur perlait sur son corps quand bien même il faisait froid au bord du lac. Puis subitement, je m’arrêtai. Je sortis mes doigts et levai la tête de son sexe. Elle criait presque de frustration et d'incrédulité. 

 "Pourquoi tu t’arrêtes, tu ne m’aimes pas?" Ses yeux verts hypnotiques étaient au bord des larmes. 
 "Je t'aime plus que la vie, Gabrielle." Je pris la main qui lui donnait du plaisirrécupérant ma propre excitation. Quand ma main fut couverte de façon satisfaisante de nos nectars, je la glissai de nouveau dans sa fente. 
 "Je serai douce, mon coeur, ça pourrait te faire un peu mal." De mon autre main, j'écartai sa fente, étirant les muscles serrés. Je la pénétrai de nouveau avec quatre doigts et Gabrielle se contorsionna de désir. Puis, tout en étirant et suçant lentement sa fente, j’entrai également mon pouce, et fis glisser mon poing. 

 "il t’a déjà comblée comme ça?" Je haletai en bougeant lentement ma main. 
 "NON!" Elle criait et accélérait le rythme des coups contre mon poing et ma bouche. A sa réponse, je pompais plus fort. 

 "Tu es à moi, Gabrielle, seulement à moi!" Je la possèdais, lui appartenais. Je gardai mon poing en elle, sentant la sensation de son chaleureux tunnel se contracter autour de moi et dans mon âme. 
 "Je suis A TOI." Gabrielle était au bord de l’orgasme. Je l’empalais plus durement de mon poing et suçais son clitoris avec frénésie. Elle prit une profonde inspiration, puis un violent orgasme la submergea. Je n'arrêtai pas mes mouvements. Je serrai son clitoris entre mes dents et la prit encore. Elle eut un nouvel orgasme et cria mon nom si fort qu'elle fit fuir les animaux au bord du lac. Je ne montrai aucune pitié et l'empoignai; après un petit moment, elle jouit encore une fois, son corps tout entier tremblant sauvagement. 

 "Assez!". Sa voix était laborieuse et son corps épuisé. "Je n'en peux plus." Alors seulement, je m’arrêtai. Je retirai délicatement mon poing pour ne pas la blesser.Je m'allongeai à côté d'elle et la pris dans mes bras, dans une étreinte douce et aimante. 

 "Je t'aime, Xena." Elle sourit légèrement. "Il ne m'a jamais fait partir aussi loin. Tu es mon autre moitié. Tu es la seule et unique." Dit-elle juste avant de fermer les yeux et de tomber dans un léger sommeil. Alors qu'elle dormait je regardai son visage paisible. Mes yeux reposaient sur elle, et je me répétais combien elle m'était chère. Je ne pouvais pas vivre sans elle après ce que nous avions partagé aujourd'hui, et je ne la laisserais jamais partir. 
 Au bout d'un moment, Gabrielle se réveilla et quand elle me vit, eut un magnifique sourire que je ne lui connaissais pas. 

 "Je suis désolée, Xena, je ne voulais pas m'assoupir. Je me rends compte que tu as encore envie." Elle s’étira et pressa son corps nue contre le mien. «Je vais nourrir tes désirs, Xena." Elle murmura d'une façon suggestive en se jetant sur moi. 

 La main de Gabrielle était délicate, tendre et aimante. Ses mains exploraient, étudiaient et donnaient du plaisir. Elle fit merveille avec ses deux doigts et sa bouche. Au deuxième orgasme, elle apprit à prolonger mon plaisir. Au début sa main fut hésitante et incertaine mais plus elle m'aimait, plus elle prenait confiance. Elle me fit l'amour avec impatience et passion. Quand elle lécha mon sexe, j'eu envie de sentir aussi le sien. Je lui proposai de mettre son clitoris dans ma bouche en même temps. Nos langues nous donnèrent du plaisir et nous jouîmes ensemble. Nous nous sommes blotties l’une contre l'autre, nues, épuisées et satisfaites. 
 "Le soleil va se coucher, Gabrielle." Je fis remarqué. 

  "Nous allons rentrées, Xena. Perdicas sera bientôt de retour." Elle s'assit. 
 "Et maintenant?" Demandai-je. 
 "Nous allons préparer le dîner." Elle se leva et commença à rassembler ses affaires. 
 "Je voulais dire entre toi et moi". Je me levai pour ramasser mes cuirs. 
 "Oh ... tu veux dire Et maintenant". Je ne sais pas, mon amour, c'est compliqué. Après tout, je suis mariée à Perdicas." 
 "Tu peux le quitter." Je ne voyais pas ce qui était si compliqué. Je l'aime et elle m'aime ... doux euphémisme. 
 "J’aimerais que ça soit aussi simple."  
 "Que veux-tu dire?" 
 "Je ne sais pas, Xena. Mais sache que je t'aime plus que tout, et je te serai éternellement reconnaissante pour me montrer combien tu m'aimes, mais il ne s'agit pas seulement de nous. Il y a Perdicas et aussi mes parents. " 
 "Je vois". Ma voix semblait venir de très loin. 
 "Rentrons, mon amour, il est de plus en plus tard." 

***************

  FIN n°2

"J'ai remarqué." Elle répondit paresseusement. Elle se tourna vers moi et mit sa main sur mon ventre humide. 

"Perdicas n'est-il pas censé être déjà rentré?" J'embrassai son front. 
"Oui, mais Xena, restons encore un peu." Elle implorait de façon si charmante. "Je n'en ai pas eu assez." 

"Moi non plus, mais il pourrait venir ici nous chercher ..." Je lui rétorquai et je me détestai d'être la voix de la raison. 

"Je ne m'inquiète pas. Il le saura tôt ou tard." Elle fit une longue pause, après quoi elle exhala un long souffle et s’assit en me regardant. «Je le quitte, Xena. Je sais que c'est égoïste, mais je t'aime et je te veux. Je veux mettre mes sentiments et mes désirs au-dessus de Perdicas et au-dessus de mes parents. Je veux être heureuse. Je veux que ce soit avec toi. Tu me reprendras avec toi, Xena? " 

 "Tu sais bien que je le ferai." Je souris et m'assis en face d'elle. Ses seins amples attirèrent mon attention et je fus hypnotisée par la vue magnifique. Mon regard ne lui échappa nullement et elle captura mes lèvres, poussant doucement mes épaules contre l'herbe. 

 Nous avons fait l'amour jusqu'à ce que l'obscurité envahisse les environs. 
 Après le coucher du soleil, nous nous sommes rhabillées et sommes retournées vers la maison. Quand nous sommes entrées, Perdicas nous lança un regard que je n'oublierai jamais. Il savait. Gabrielle avait l'air d'une femme qui venait de faire l'amour. L'herbe dans ses cheveux d'or, ses vêtements en désordre. Même sa façon de marcher, son odeur, tous ces signes lui mirent la puce à l'oreille. Perdicas n'était pas fou. Il savait. 

 "As-tu apporté du poisson pour le dîner?" demanda-t-il à Gabrielle. 
 "Oh ... eh bien ... Xena n'a pas réussi à en attraper un". Gabrielle luttait avec les mots. Je savais que mentir n’était pas facile pour elle, mais elle n'avait pas le choix, elle essayait d'éluder le sujet. 
 "Puissante, glorieuse, avec de multiples compétences et Xena RATE les poissons? Bon sang, comment a-t-elle fait? A-t-elle été distraite ... ... par toi, Gabrielle?" 
 "Peut-être ... qu'elle était trop absorbée... par la conversation" 
 "LA CONVERSATION ... je vois ... et vous avez aimé discuter?" 
 Il l'avait interrompue et parlait d'une voix tendue. Il s'énervait. 
 "Eh bien..." Tenta-t-elle mais il l'interrompit de nouveau. 
 "Arrête Gabrielle ... Je n'écouterai pas tes mensonges. Je sais ce que vous avez fait près du lac ... je suis rentré tôt ... je vous ai vues ..." Il éclata en sanglots. 

 "Par les dieux" s'exclama Gabrielle. Puis elle se tourna vers moi et me demanda d'aller à côté pour pouvoir lui parler. Juste avant de quitter leur maison, je fixai Perdicas et lui fis mon air le plus satisfait de toute ma vie. 

 J'attendis dehors pendant environ une marque de bougie, puis elle sortit. Je montai sur Argo et hissai Gabrielle derrière moi. Comme nous nous éloignions, je demandai à Gabrielle:
 
 "Qu'est-ce que tu lui as dit?" 
 "Que tu étais la seule et unique." Elle bredouilla et sourit. 


 FIN 













 

Commentaires  

 
#1 xengab 2011-01-22 15:41 j'ai passé un superbe moment à lire cette fic et j'avoue qu'elle m'a même excitée bravo l'artiste Citer
 
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