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Écrit par Cox   
AUTEUR: Danae 

DISCLAIMER:

Les personnages de Xena Warrior Princess sont la propriété de MCA et sont utilisés ici sans autorisation. Cette histoire contient de l'amour entre femmes. Il comprend également un viol non graphique et/ou tentative de viol. Si l'un de ces concepts vous offense, ne lisez pas plus loin. Affectueux remerciements aux deux amours qui ont aimablement publié ce conte. 
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Note: Aucune adorable barde n'a été blessée lors de l'écriture de cette histoire. Cependant, un fût entier de porto grec particulièrement fort a été avalé par l'auteur, et différents personnages, jusqu'à la fin de ce projet.

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"Qu'est-ce que tu dis?!" Demanda Xena dans un murmure rauque en se redressant comme une flèche sur sa couverture, bouche bée. Elle retint son souffle en attendant la réponse de la barde. 

Les yeux de Gabrielle s’écarquillèrent quand elle réalisa ce qu'elle venait de dire. Sans lever la tête de son parchemin, elle se laissa tomber contre l'arbre derrière elle. Sa première idée fut de s’enfuir au plus vite, mais ses jambes pesaient des tonnes. Elle regarda ses pieds, où tout son sang devait s’être accumulé. Une rafale de vent chaud rabattit une mèche sur son visage.

Probablement une façon pour Artémis de la gronder, pensa-t-elle. Ou, peut-être un avertissement pour la tempête qui allait faire rage si elle ne trouvait pas une solution pour la dégoupiller. Peut-être qu’Artemis aurait pitié et la mettrait en sourdine. Elle écouta les réprimandes à travers le bruissement des feuilles au-dessus d’elle et souhaita que le vent se retire loin, très loin. A travers sa frange hirsute, ses yeux erraient sur le camp, partout sauf où se trouvait Xena. Où était l'épée de la guerrière, bon sang? Elle aurait voulu se couper la langue plutôt que d’avoir à raconter cette histoire. 

"Gabrielle". Les yeux bleus se firent intenses et se teintèrent d’un gris glacé en fixant le haut du crâne de la blonde. 

La barde connaissait ce ton. Il signifiait "Je veux une explication, et je la veux tout de suite" . Par les dieux, comment allait-elle s'en sortir? 

"Gabrielle.... Regarde-moi." 
Le bégaiement inhabituel de la guerrière poussa la barde à lever les yeux. Son cœur sauta un battement. L'expression sur le visage de Xena était différent de tout ce que Gabrielle avait vu avant. 

"Gabrielle. tu m’entends?" 
Cette fois, Gabrielle n'évita pas son regard, et sa réponse fusa. Elle ne pourrait jamais mentir à son amante. Jamais. "Oui, Xena." 

La princesse guerrière se leva lentement. Ses yeux fixèrent le feu, et se changèrent en glace. Elle prit plusieurs grandes inspirations tout en se remémorant les derniers instants. 

Elle était couchée sur la couverture, regardant Gabrielle travailler sur une histoire ... ses lèvres bougeaient silencieusement en lisant un épais papyrus. La guerrière s'était attardé sur les lèvres de velours, et avait sourit au souvenir encore vivace de la première fois que ces merveilleuses lèvres s'étaient passionnément jointes aux siennes. Ce singulier moment s'était produit plusieurs lunes auparavant quand elles avaient campé près de Philippi. 

A cette occasion, au milieu de la nuit, la barde s'était très doucement rapprochée de sa compagne persuadée qu'elle dormait. Elle avait placé de tendres baisers sur le front de Xena, puis sur sa joue, près de sa bouche, et enfin sur ses lèvres. La guerrière avait ouvert les yeux, mais avant de pouvoir tourner la tête vers la barde, Gabrielle avait soufflé, "Oh, Xena ... Je ne peux plus me retenir. "

L'urgence de son amie avait submergé Xena, mêlant joie et adrénaline, étonnement et amour. Elle aurait pleuré des larmes de bonheur si la barde ne s'était pas si vite déplacée sur elle avec un bruit étouffé de baisers. Le poids de Gabrielle sur elle, son ardeur, enflammèrent la guerrière. Avant l'aube, elles avaient fait l'amour pour la première fois. 

Un autre souvenir fit vaciller la conscience de Xena en observant Gabrielle. Peu de temps après la nuit à Philippi, lors d'un voyage chez les Amazones, Eponin leur avait parlé d'un délicieux rituel concernant la première expérience sexuelle avec une autre femme. Xena avait étouffé un rire en voyant Gabrielle rougir à ces mots, et elle s'était dit qu'il faudrait lui en reparler plus tard, quand la barde et elle seraient seules. 

Xena se rappelait difficilement sa première expérience intime avec une femme. Il y avait eu trop de «premières» dans son sombre et sauvage passé. Mais, elle avait pris un plaisir extrême en sachant qu'elle était la première pour Gabrielle. 

Emergeant de ses rêveries, Xena s'était mise sur un coude et avait regardé Gabrielle. Elle lui avait rappelé d'un ton badin le rituel des Amazones, et, comme si elle en avait eu besoin, leur première fois. Puis elle lui avait demandé si elle aurait aimé ce rituel cette nuit-là à Philippi. 

L'attention divisée, Gabrielle avait à peine levé un oeil de son rouleau et, sans réfléchir, avait laissé échapper "Ce n'était pas ma première fois." Sans faire attention à sa réponse, la barde avait continué d'écrire. Jusqu'à ce que Xena s'exclame "Qu'est-ce que tu dis?!" 

Cette exclamation fit comprendre à Gabrielle que le secret était révélé. 

De retour au présent, Xena avala avec peine et se concentra une fois de plus sur le feu. Elle avait l'impression qu'Hercules venait de lui envoyer un coup de poing dans le ventre. Sa bouche s'ouvrit pour parler mais se referma brusquement, piégée par ses pensées. 

Gabrielle jeta son rouleau, sauta sur ses pieds, et posa la main sur le bras de la guerrière. "Xena, je suis désolée ... Je ne voulais pas que tu le saches." 

L'idée pénible que Gabrielle avait intentionnellement gardé ce secret étourdit Xena autant que le fait que la barde avait été avec une autre femme. Ses yeux brillaient de désarroi quand elle regarda Gabrielle. 

"Attends... Xena, ce n'est pas ce que je voulais dire." grimaça Gabrielle. "Je veux dire que tu n'étais pas supposée l'apprendre. Non, non ... ce n'est pas ce que je veux dire..." Elle se mordit la lèvre. "Ce n'est pas ça...." 

"C'est bon, Gabrielle." La guerrière serra les dents. «Je n'avais pas le droit de prétendre être la première". 
"Oh, non ... non, je veux dire ... si, tu l'étais, Xena." 
Après un instant, la princesse guerrière ferma les yeux et déglutit. "Dis-moi juste une chose." 
"Quoi?" 
"C'était avant ou après notre rencontre à Potédaia?" Gabrielle cligna des yeux et dit d'une voix étouffée "Avant". 

Xena laissa un petit soupir s'échapper de ses lèvres et s'éloigna de Gabrielle. Elle se dirigea rapidement vers la clairière. 

Gabrielle fut soulagée que la guerrière n'en reparle pas comme elle l'avait craint. Au lieu de cela, Xena ramassa deux bûches de la pile qu'elle avait préparé plus tôt et les jeta dans le feu. Gabrielle se redressa et récupéra son bâton derrière elle pour attiser brusquement les braises rougeoyantes pendant ce qui sembla la durée de la guerre de Troie. 

L'esprit de la barde s'emballait. Elle avait vendu la mèche et iln'y avait pas de retour en arrière possible ni possibilité de faire comme si de rien n'était. Son brûlant secret s'était échappé, et la vérité n'allait pas éteindre l'incendie. Gabrielle se gifla le front de la paume de sa main. "Muette, muette, muette» elle marmonna. Elle voyait bien que la guerrière allait souffrait. Mortifiée, elle se mit à trembler. Si elle ne faisait pas attention, leur vie maintenant liée, allait se désagréger sous ses yeux. Si elle n'y prenait garde, elle anihilerait sa propre définition de l'amour. 

Presque dès le début, la barde avait partagé avec Xena ce qu'elle savait du véritable amour. Quelques marques de bougie après leur rencontre, elle avait senti une énorme capacité émotionnelle chez Xena. Gabrielle pouvait exploiter cette source depuis peu, et elle ne supportait pas que son secret puisse causer tant de douleur à Xena; la guerrière pouvait mettre un barrage à l'affection qui les unissait. Si cela se produisait, elle ne survivrait pas pour raconter une autre histoire. 

Elle se demanda ... Qu'est ce qui faisait le plus souffrir Xena? ... Connaitre la vérité ou se dire que la barde n'avait pas confiance en elle. Gabrielle ne connaissait pas la réponse, et ne pouvait en vouloir à Xena. 
Xena se dirigea vers sa couverture et s'y assit. Elle ramena ses genoux devant elle et posa ses bras dessus. Ses mains jouaient avec une brindille. Se baissant près de son amante la barde toucha son épaule. "Xena ..." 

La princesse guerrière jeta un oeil à Gabrielle. Le regard se transforma en un long examen de ces yeux verts dans lesquels elle avait l'habitude de se noyer. Elle voyait clairement l'anxiété de Gabrielle et réagit instinctivement. "Gabrielle ... Tu avais tes raisons pour ne pas me le dire." Compte tenu de son désarroi, c'était ce qu'elle pouvait dire de mieux pour tranquilliser la barde. 

"Oui, Xena. J'avais mes raisons, mais ce n’est pas ce que tu crois." Elle serra l'épaule de Xena plus fort. "veux-tu que je te raconte?" 
La guerrière hésita. Elle voulait savoir. Pourcu qu'elle dise quelque chose... n'importe quoi ... pour retenir l'engourdissement qui l'enveloppait. "Seulement si tu veux me le dire, Gabrielle."
Maintenant, il était impossible de faire machine arrière. Gabrielle était debout de l'autre côté du camp. Elle regardait Xena à travers la faible fumée qui venait du crépitement du bois. Peut-être pouvait-elle ne lui raconter qu'une partie de l'histoire. Oh, mais ça pourrait qu'engendrer encore plus de problèmes... 

"Xena, avant de commencer, je veux que tu saches ... Je ne l'ai jamais dit à personne." 
La guerrière hocha la tête tout en gardant les yeux fixés à son jeune amour. 

Gabrielle prit une grande inspiration et commença à marcher de long en large. "C'était l'été avant que tu n’arrives à Poteidaia. J'avais passé plusieurs lunes à Thessilonica, pour rendre visite à ma famille. Le soir, je travaillais avec ma tante et mon oncle à l'auberge qu'ils possédaient à l'entrée de la ville." 

Gabrielle fit une pause pour mouiller ses lèvres. 

"Un soir, une femme étrange est entrée. Je n'avais jamais vu une femme habillée comme ça. Je la soupçonnai tout de suite d'être une Amazone. Elle voulait louer une chambre, mais mon oncle lui dit qu'il n'en avait pas de disponibles. Il mentait. Je crois qu'il n'aimait pas beaucoup les Amazones. Il lui a quand même dit qu'elle pouvait rester dans la grange. Comme c'était généreux de sa part, hein? " 

Le coin de la bouche de Xena se tordit légèrement. 
"Quoi qu'il en soit, la femme ne m'a pas remarquée. Elle s'est assise à une table près du comptoir et s'est vite envivrée. Je l'ai regardée faire. Pour de nombreuses de raisons, elle me fascinait. Elle vida deux bouteilles du porto le plus fort de mon oncle avant de finalement sortir. j'ai dit à mon oncle que j'allais me coucher, mais au lieu d'aller dans ma chambre, je me suis glissée dans l'étable. " 

Xena changea de position sur la couverture et se pencha en avant. 
«J'ai entrouvert la porte de la grange et suis entrée. Elle se trouvait juste là, sûrement, à cause du clair de lune qui entrait par derrière. Elle chancela vers moi, elle était évidemment ivre. Ses yeux étaient extrêmement bouffis et injectés de sang. Elle tanguait de gauche à droite... et elle me donna le vertige. Je lui demandai si elle allait bien ... s'il y avait quelque chose que je pouvais faire pour elle. Elle sembla surprise et, après m'avoir examinée un long moment, elle dit: "Ouais, il y a peut-être quelque chose que tu peux faire pour moi." Puis, elle m'a tirée dans la grange et a verrouillé la porte. " 

Pas sûre de vouloir entendre ce qui allait suivre, Xena imagina un prétexte pour l’interrompre. "Gabrielle, arrête de marcher dans tous les sens... Tu me donnes le tournis." 

"Oh ... désolée." Gabrielle s’arrêta et s’assit sur une bûche non loin de Xena. "Ca va mieux?" 
La guerrière acquiesça et se recroquevilla. «Continue». 

"Il faisait très sombre à l'intérieur, mais pourtant il y avait assez de lumière pour distinguer ses traits. J'étais un peu nerveuse devant sa façon de me regarder, alors j'ai essayé de parler. Je lui ai posé des questions .. dont quelques unes sur les Amazones. Elle a répondu à certaines, mais elle faisait surtout des remarques sur le fait que j'étais une chose si jeune, si innocente...

Au bout d'un moment, elle a titubé jusqu'à moi et a voulu savoir pourquoi j'étais venue dans la grange. Je ne voyais pas de raison de lui mentir, je lui ai dit donc dit que je la trouvais très intrigante. Ca la fait rire et elle a eut un sourire étrange. Puis, elle a tendu la main pour prendre la mienne. Je voyais bien à son regard brillant qu'elle ne l'avait pas prise pour garder son équilibre. J'ai essayé de m'excuser, mais elle me serrait si fort que je n'ai pas pu me dégager." 

Maintenant, c'était comme si Callisto lui enfonçait un poignard dans l'estomac. "Gabrielle ... Oh, non." 

La voix de Xena était si faible que la barde l'entendit à peine. "C'est bon, Xena." Gabrielle garda ses distances et poursuivit. "Elle a posé son index sur ma joue, sa main a attrapé mon menton et a levé ma tête. Mon esprit était embrouillé mais j'essayais de trouver comment lui parler de ce que je savais qu'elle avait l'intention de faire. Mes yeux ont du sortir de ma tête quand sa main m'a attrapé la nuque. Ses doigts ont attrapé mes cheveux à la base de mon crâne. Puis, tout à coup, ma tête a été tirée en avant, et pendant un instant, son souffle alcoolisé m'a rempli les narines avant que ses lèvres et sa langue exigent et saisissent ma bouche. " 

La princesse guerrière grimaça et ferma les yeux. Elle se sentait nauséeuse. "S’il te plaît, Gabrielle, épargne-moi les détails. Dis-moi comment ça s’est terminé." 

"Eh bien ... J'ai crié, mais apparemment personne ne m'entendait. Plus je me débattais, plus sa force et son excitation augmentaient. Elle m'a poussée dans le foin, a déchiré ma jupe et a ouvert ma chemise en poussant sa cuisse entre mes jambes, et elle m'a touchée partout ...à des endroits où je n'avais jamais été touchée avant. Je reconnais que j'étais terrifiée. J'ai prié les dieux de survivre à son agression. " 
Xena pria de survivre à l'agression de son âme. "Gabrielle... S’IL TE PLAÎT! ... Je ne veux pas entendre cette partie." 

La barde avait dépassé les bornes et elle se mit à genoux à côté de son amante. Elle n'avait jamais entendu la voix de Xena aussi torturée. Posant une main sur son bras, elle dit: "Je suis désolée, Xena, je suis désolée. Tu vois? C'est pour ça que je ne voulais pas te le dire." 
"Non, Gabrielle ... Je suis désolée." Xena toucha la joue de son amante. Les larmes s'accumulaient dans les yeux de la guerrière, et elle prit une profonde inspiration. 

Gabrielle embrassa la paume de Xena et prit sa main dans la sienne. Elle la caressait distraitement en fouillant les yeux de son amante. Sa main s'immobilisa sur son poignet. Son pouls battait vite. 

Enfin, elle reprit la parole. "Comme dans un rêve, les mots de ma mère me sont revenus. Elle m'avait dit, de nombreux étés auparavant, que si un homme essayait de me violer, je devais essayer de m’enfuir par tous les moyens. Mais, s'il devenait évident que c'était impossible, je devais lui céder. Si je résistais, m'avait-elle dit, je souffrirai du préjudice ou pire ....

Cette femme n'était évidemment pas un homme. Ses seins contre ma poitrine , en étaient une preuve concrète. Pourtant, j'étais sûre qu'elle pouvait me blesser comme n'importe quel homme si je m'opposais à elle. Alors, j'ai arrêté de me débattre... je m’en suis remise à elle. " 

Les larmes coulaient sur le menton de la princesse guerrière, et elle détourna son visage. 

"Xena, attends... je n’ai pas fini." De tout son être, Gabrielle regrettait d’être responsable des larmes de son amante. Elle reprit son histoire avec hâte, de crainte que son propre cœur ne se brise avant de conclure. 

«Quand j'ai arrêté de me débattre, elle eut l'air perplexe. Elle s'est reculée et m'a regardée. Dans son état d'ébriété, elle ne pouvait pas jouer à pile ou face sur ce qui se passait. Un regard vide a traversé son visage, et elle a dit: "Quoi? ... tu vas me laisser faire?" Je lui ai dit qu'il y avait sûrement beaucoup de femmes ici qui la laisserait faire.

"Pourquoi ne vas tu pas voir l'une d'elle?" Une tristesse indescriptible s'est dessinée sur son visage, et elle a dit: "Je ne suis pas intéressée par les prostituées qui se rabaissent à coucher avec des gens comme moi". Elle m'a caressé le visage de ses doigts et a ajouté: "Je désire quelqu'un comme toi ... douce, bonne, innocente ..." Elle s'est éloignée de moi. L'alcool avait pris le meilleur d'elle-même... elle ne pouvait pas garder les paupières ouvertes. Je crois qu'elle a dit «Je suis désolée", et elle s'est évanouie. 

Gabrielle enveloppa tendrement la main de Xena entre les siennes et continua. "Je suis restée comme ça un petit moment avec elle. Je me souviens l'avoir regardée et m'être demandé ce qui l'obligeait à faire ça ... sur ce qu'elle avait dit sur le désir." La barde secoua la tête en réfléchissant. "Elle désirait seulement de l'amour et de la bonté. Je pense que c'est ce qu'elle a vu en moi." Gabrielle rougit . 

Xena étouffa un sanglot. "Même un aveugle peut le voir, Gabrielle." 

"Merci." Elle serra la main de la guerrière. "Quoi qu'il en soit, ses mots sont restés dans ma tête. Alcool l'a poussée à prendre de force l'amour qu'elle désirait. Bien que je lui reproche d'avoir trop bu, je ne la blâme pas d'avoir voulu... chercher... en fait.. l'amour. 

«Je me suis aussi demandé ce qui m'avait poussé à entrer dans la grange. Un certain goût pour... l'excitation et l'aventure? ...ou n'importe quoi d'autre. Quelque chose m'a poussé, même si ma tête me disait que c'était dangereux. " 

Gabrielle remarqua l'air sévère de Xena. "Oui, je sais, c'était très dangereux. Mais, Xena, cette nuit-là, je me suis rendue compte à quel point les gens sont complexes... combien nos aspirations peuvent être puissantes. Combien il est important de suivre et d'encourager nos désirs, sous peine de ne faire que des choses stupides et frustrantes. Malgré ce qui s'est passé, quelque part, je comprends cette femme... je m'identifie presque à elle à un certain degré. Je ne sais pas... " Gabrielle soupira fortement. 

"Gabrielle! Cette femme ne peut être assimilée à la naïveté de ton manque de jugement!" 
"Non .. peut-être pas. Mais, ce que cette femme m'a fait, c'est pareil que ce que le destin a fait de ma vie. " 
"Au diable le destin!" cracha Xena. 
"Non, Xena! Cette expérience a changé ma façon de penser ... ma façon d'interpréter... certaines choses." 
"Sans aucun doute!" Grogna la guerrière. 
"Xena!" Gabrielle reconnut le reflet de haine dans les yeux de son amante et attendit qu'elle se calme. 

"Xena ... Si je n'étais pas entrée dans cette grange, je n'aurais jamais compris les choses que les gens sont parfois amenés à faire ... Je ne t'aurais jamais comprise... Je n'aurais jamais été prête pour te suivre lorsque tu as quitté Poteidaia... Et, je n'aurais jamais vécu cette vie avec toi. " 

Xena pencha la tête en arrière pour empêcher de nouvelles larmes de tomber. "Que s'est-il passé ensuite? As-tu revu cette femme?" 

Le barde retourna dans ses souvenirs. "Un peu plus tard, je me suis dégagée et, après m'être calmée, j'ai couru à l'auberge pour aller chercher mon oncle. Je l'ai convaincu, lui et un autre homme, de transporter la femme dans une chambre. Le lendemain, quand je suis allée jeter un oeil sur elle, elle avait disparu. " Gabrielle s'éclaircit la gorge. "Je l'ai revue ... mais, comme je m'en doutais, elle ne m'a pas reconnue... elle était de toute évidence trop ivre pour se rappeler quoi que ce soit de cette nuit-là." 

"Qui était cette femme, Gabrielle?" les yeux de Xena se posèrent lentement sur la barde. 
Gabrielle fixa son amante. Elle tenta de décrypter le ton dans la voix de Xena. Elle sentit d'abord un désir de vengeance. Puis elle se dit qu'il s'agisssait d'autre chose. 
"Dis-moi, Gabrielle. Tu ne mérites pas de vivre avec la culpabilité de me l'avoir caché." 
La barde prit les mains de la guerrière et les tint fermement. Une larme brûla sa propre joue.
 
"Elle s’appelait Xena." 

FIN
 

Commentaires  

 
#1 lau 2009-06-07 02:11 je suis totalement subjuguée… je suis en train de changer de vie!ma transition est particulière…j'essaie de me retrouver et vos textes me touchent…et me révèlent!je dois la trouver, je dois te trouver… Citer
 
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