A simple twist of fate Convertir en PDF Suggérer par mail

Par Rosemary .

Disclaimer:
Les personnages de Xena: Princesse guerrière et Gabrielle appartiennent à RenPic et Universal. Cette histoire dépeint une relation amoureuse/sexuelle entre deux femmes adultes consentantes. Si vous avez moins de 18 ans ou si ce genre d'histoire est illégale dans votre pays ou l'état où vous vivez, ne la lisez pas s'il vous plait. Si les descriptions de ce genre vous dérangent, vous devriez lire autre chose.

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"Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux."
Dolores Ibarruri.

Gabrielle fut poussée dans le petit groupe d'esclaves. Les femmes autour d'elle pleuraient et se débattaient.  Gabrielle l'avait fait aussi, mais avec l'expérience était venue la force et cette fois, elle garderait la tête haute devant ses ravisseurs.

 Encore un nouveau marché aux esclaves; son passé, sa vie à Potedeia: un lointain souvenir.  Draco et son armée s'en était occupé.  Les soldats gardaient un oeil sur les femmes. Elle était debout avec les autres à attendre son nouveau maître. Les hommes s'écartèrent quand une grande guerrière à cheval sur une jument couleur miel s'approcha.  Gabrielle ne prit pas la peine de regarder. Un seigneur de guerre ressemblait à n'importe quel autre.  Elle se tourna pour réconforter une jeune fille à côté d'elle qui commençait à pleurer.  "Chhh, ça va aller" chuchota-t-elle "Je vais t'aider."  L'un des soldats rit. Gabrielle rougit de colère et posa un bras protecteur autour de ses épaules.

 "L'aider?"  dit doucement une voix grave.  Gabrielle leva les yeux et avala difficilement sa salive. Le seigneur de guerre était grand, tout de cuir vêtu, des cheveux aussi noirs que la nuit, des yeux bleus purs. La guerrière sourit en coin à la paysanne et redemanda.  "Comment vas-tu l’aider?"

 Gabrielle garda le silence avec un dégoût évident. Le chef de guerre saisit son visage et répéta d'une voix d’acier:  "Je t’ai posé une question" Elle accentua son emprise.  "Comment vas-tu l'aider?"  Elle aurait pu répondre de bien des façons à cette question. Elle avait tant vu, tant fait.  Il n'y eut aucune hésitation quand elle lui répondit:  "En prenant sa place."
 Le seigneur de guerre sourit.  "Très bien".  La poigne se mua en une légère caresse.  "Achète celle-ci" et elle fit un signe vers la fille à côté de Gabrielle.  "Et libère celle-la, qu'elle retourne dans son village." 
Elle fixa les yeux verts de Gabrielle pendant que deux soldats éclataient le rang pour s'acquitter de leur tâche.  Ses yeux se durcirent.  "Saine et sauve."

 Gabrielle jura voir les hommes tressaillir au ton de la voix.  Le sourire de la guerrière s'élargit aux mots suivants:
 "Celle-ci est pour moi, amenez-la dans ma tente." 
Elle pointa Gabrielle et jeta un coup d'œil dédaigneux aux autres femmes.  "N'achète que ce dont nous avons besoin." 
Le grand seigneur de guerre remonta sur son cheval et se baissa vers Gabrielle.  "Je te verrai bientôt, la téméraire." 
D'un coup de talon, elle s'éloigna au galop.

 Gabrielle fut poussée loin de la jeune fille et emmenée dans les quartiers de sa nouvelle propriétaire.  Elle eut le temps d'apercevoir la fille, le visage congestionné par la peur, avant d'être elle-même jetée dans une vaste tente.  Elle atterrit à genoux et se releva lentement.  La tente était moins accueillante que celles qu'elle avait connues, le seul luxe résidait en une grande malle parsemée de dessins complexes gravés sur le dessus et les côtés. Le lit était un tas informe de tapis et de couvertures, des oreillers dispersés au-dessus.  Gabrielle fut attirée par la malle, ses doigts se promenèrent sur les sculptures, appréciant les magnifiques détails gravés. 
"C'était à mon frère."  dit la même voix grave derrière elle. 

Gabrielle sursauta et s'éloigna du coffre.
 "Quel est ton nom?"  Lui demanda la guerrière en s'approchant. Gabrielle secoua la tête en signe de refus. 
La guerrière leva un sourcil.  "Tu seras beaucoup mieux à mon service qu'avec mes hommes. Ils ont la désagréable habitude de faire assez vite souffrir leurs esclaves." 
Elle fixa les yeux de la jeune femme.
 "Quel est ton nom?"  Sa voix se fit plus dure.
 "Gabrielle". 
"Gabrielle" Elle s'approcha plus près et lui caressa la joue.  "Un joli nom pour une jolie femme."
 Gabrielle se sentit rougir, et se détesta.

 La guerrière retira ses gants de cuir et les laissa tomber.
 "Sais-tu qui je suis?". 
Gabrielle ne répondit pas mais elle avait entendu des histoires sur la grande reine guerrière, destructrice des nations.  La femme sourit presque chaleureusement.
  "Je suis Xena. Peut-être as-tu entendu parlé de moi?" 
Le sourire sur ses lèvres accentuait le bleu de ses yeux.  Gabrielle fit un signe de tête, à la fois effrayée et excitée.  Xena continuait de retirer son armure tout en ignorant le regard de la jeune femme. 
"Qu'as-tu entendu?" 
Gabrielle était fascinée.
  "Que tu dévastes ton royaume et tues sans pitié. On dit aussi que tu étais fille de paysan toi-même avant qu'un guerrier appelé Cortese ne détruise ta maison et ne tue ta ..."  Elle hésita devant le regard glacé de la guerrière.

 Xena versa deux verres de vin et en tendit un à Gabrielle.  "Qu'as-tu entendu d'autre?"  Demanda-t-elle en s'installant sur lit de fortune.
 "Certaines personnes disent que tu proposes la capitulation avant d'attaquer un village. D'autres disent qu'Ares voyage avec toi."  Cela fit légèrement sourire Xena.
 "Aucun Dieu ne voyage avec moi Gabrielle." 

La jeune femme frissonna en entendant son nom. Xena s'enfonça plus profondément  dans les coussins et dégusta son vin.
 "Tu y vois quelque chose d'intéressant?"  
Gabrielle s'aperçut qu'elle avait le regard fixe et avala rapidement une gorgée de vin, ce qui eut pour effet de le faire couler hors de ses lèvres. Les yeux de Xena suivaient le liquide sur son menton avant de gouter entre ses seins.
 "Alors, que t’est-il arrivé Gabrielle? Comment es-tu devenue esclave?" 
Un regard bleu électrique fixait les yeux verts embrumés. 

"Le seigneur de guerre Draco et son armée ont attaqué mon village, ils ont pris les femmes comme esclaves et tué les hommes."  dit-elle froidement, trouvant la force d'en parler grâce à la douleur toujours présente.  Xena acquiesça.
 "Ah Draco" Ses yeux se plissèrent.  "Il a toujours été très…entier" 
Elle finit son vin et remplit son verre puis agita la bouteille devant Gabrielle. 
"Non merci." 
Xena haussa légèrement les épaules, avala son verre d'une traite avant de se resservir.  Elle retourna vers le lit et se jeta en arrière.
 "Quel était ce village Gabrielle?"
 "Potedeia." 
 "Potedeia" Xena réfléchit.  "Une petite communauté agricole? Moins d'une centaine de villageois si je me souviens bien".  Gabrielle hocha la tête.  Xena but une longue gorgée.  "J'ai moi-même pensé prendre ce village." 

Toute sa colère, toute sa douleur, s'enroula telle une flamme dans le cœur de Gabrielle et elle se jeta sur la princesse guerrière, son poignet frappant le verre de vin. Xena releva le défi avec un rictus, ses dents blanches éclatant sous la faible lumière.  Gabrielle frappait la guerrière sur la poitrine, les épaules.  Xena la laissa faire un moment avant d'attraper ses bras pour les écarter. 
"Tempère-toi!" gloussa-t-elle.  "Ce n'est pas moi qui t'ai fait venir ici. Garde ta haine contre Draco." 
Gabrielle se débattait contre la main vigoureuse de Xena.
 "Draco" cracha-t-elle. "Oui je déteste Draco, mais il est comme toi, un guerrier qui continue de mener cette guerre contre des innocents." 

Xena, cachant à peine sa force, repoussa la jeune femme de la main qui trébucha et tomba. Xena traquait sa proie, les yeux aussi froids qu'un jour d'hiver. 
"Ne prétends pas me connaître. Ne tente même pas de me comprendre, et pour ta propre sécurité, ne t'attaque jamais, jamais, à moi. Parce que, ma petite téméraire, je te tuerai très certainement." 
Elle attira la jeune femme et la serra fort, laissant le bout de ses doigts traîner le long de la joue et de la gorge de Gabrielle. 
"Je détesterais vraiment faire ça si tôt dans notre relation."
Gabrielle soupira au doux contact et Xena sourit à sa réaction.
 "Pas si innocente…" Elle se pencha en avant et chuchota à son oreille.  "N’est-ce pas Gabrielle?" 
Gabrielle rougit de colère. Son corps trahissait son cœur.  La guerrière fit descendre légèrement ses doigts le long de sa gorge, jusqu'au dessus des seins.
 "Tu l'as déjà fait avant" Ses mains s'attardèrent autour de la petite chemise bleue, la tirant de façon taquine.  "Plusieurs fois." 

Elle tira violemment la chemise, déchirant le tissu d’un geste vif.  Gabrielle tenta de reculer mais Xena était plus rapide.  Sa bouche embrassait déjà ses seins exhibés.
 "Dis-moi que ça ne t’excite pas."  Murmura-t-elle.  "Jure-moi que ce n'est pas ce que tu veux." 
Gabrielle se raidit contre la guerrière. Elle la désirait. Les lèvres de Xena s'élargirent, ses dents mordant les mamelons. Gabrielle était inondée par les sensations de son corps et elle sut qu'elle appartenait à Xena.
 "Tu as envie de moi" souffla Xena sur la peau de la jeune femme.  "Je le sens, je le sais. Tu as juste à demander."

 La guerrière lança un regard intense et brûlant à Gabrielle. Elle-même voulait la toucher, céder à son désir.  les lèvres de Xena jouaient sur ses douces épaules et ses seins.
 "Demande-moi." 
Elle appuya sa bouche sur son cou, léchant doucement le pouls qui battait.
 "S’il te plaît, non."  Chuchota-t-elle.
Xena leva la tête et fixa la jeune femme. Elle l'abandonna, un sourire entendu sur ses adorables lèvres.
 "Si c'est ce que tu veux", et elle s'écarta. "Tu peux dormir sur le lit, je n'en aurai pas besoin ce soir."
 Sans un mot, elle sortit de la tente vers l'obscurité grandissante.

 Gabrielle frissonna en sentant le désir parcourir son corps.  Elle s'effondra sur le lit et tira la couverture sur ses épaules nues.  Xena n'avait rien de toutes ces histoires qu'elle avait entendues sur elle.  Son corps pouvait encore sentir le contact des longs doigts de la guerrière, la caresse de sa bouche chaude sur sa peau. Douce, elle était presque douce avec elle, une expérience que Gabrielle n’avait pas connue depuis longtemps et certainement pas de la part d'un seigneur de guerre.  Contre son gré, elle tomba de sommeil et rêva d'une guerrière grande et forte, belle comme l'aube, qui lui faisait lentement l'amour.

                                                                                  *********

 La matinée était froide et humide et la fraîcheur réveilla finalement Gabrielle. Elle s'étira, délogeant la couverture de ses épaules.
 "Très bien".
 Gabrielle tourna la tête à ces mots et tira la couverture sous son menton.  Un jeune homme était debout à l'entrée de la tente et la regardait sans même prendre la peine de cacher son désir.
 "Que veux-tu?"
 "Xena."  dit-il simplement. 
"Elle n'est pas là."  Répondit-elle sèchement.
 "Pas là…" Il entra dans la tente et s'approcha plus près.  "Je devrais peut-être l’attendre?"  Il s'assit au pied du lit et souleva les couvertures protégeant Gabrielle.  "Je suis Bracuis et tu es?"

 Il sentit son corps soulevé et jeté brutalement à terre.  Xena le dominait, un rictus méprisant déformant son visage.  "Ca ne te regarde pas." 
Elle le souleva d'une main, elle avait une tête de plus que lui, le forçant à tordre le cou pour la regarder dans les yeux.
 "Que fais-tu dans ma tente" lui demanda-t-elle d'une voix basse et glaciale.  "Sans ma permission?"
 Bracuis cherchait ses mots alors que la main serrait sa gorge.
  "On m'a dit de te réveiller, princesse."  Il étouffait.
 "Qui?"  Ses yeux brillaient de colère.
 "Aison".
 Elle le laissa retomber.
 "Fais le venir." 
Bracuis se releva péniblement et se précipita hors de la tente. 
"Habille-toi".  dit Xena en enfilant son armure.
 "Je n'ai pas .... tu as déchiré ma chemise la nuit dernière. Tu te souviens?"  Dit-elle avec colère. 
La guerrière lui jeta un rapide sourire et lui lança une brassière.
 "Je me souviens". 

Gabrielle passa le vêtement au-dessus de sa tête, il sentait un peu le cuir.  Elle le pointa du doigt.
 "C'est à toi?" 
Avant que Xena puisse répondre, un grand homme, méchamment balafré, entra dans la tente.
 "Tu m’as fait demander?"  Demanda-t-il d'un air détaché.
  "Oui."  dit sèchement Xena.  "Peux-tu m’expliquer pourquoi tu as envoyé Bracuis dans ma tente?" 
Elle s'approcha rapidement de lui, un sourcil légèrement relevé. 
"Pour te réveiller princesse."  Xena s'arrêta à côté de lui et lui posa la main sur l'épaule.
"Pourquoi?" 
Elle pressa sa main sur son épaule et Aison s'agenouilla lentement sous la pression.  Une fois à genoux, Xena se tint devant lui.  Aison baissa la tête devant son regard implacable.

 "Un messager est arrivé à l'aube avec une lettre de capitulation."  La nouvelle fit sourire Xena.
 "Excellent. Envoie assez d'hommes pour nous ravitailler, mais ne touche pas au village ni à ses habitants." 
Aison se releva.
 "Bien sûr, princesse."  Il battit en retraite.  Xena soupira et se retourna vers Gabrielle.
 "Suis-je la chef de guerre assoiffée de sang dont tu as tellement entendu parler Gabrielle?" 
Gabrielle haussa les épaules et sa brassière glissa un peu de son épaule. La guerrière s'approcha, son souffle chaud contre la peau douce.  "Laisse-moi t’aider."  Elle repositionna le tissu et le fixa avec une petite broche. "C’est mieux?" 
Gabrielle hocha la tête et caressa la main de la guerrière sur son épaule.  Xena recula et regarda la jeune femme.  "Une petite comme Lyceus".  Pensa-t-elle "toute en rage et bravoure".  Elle secoua la tête en revoyant l'image de son frère, mort depuis longtemps, puis elle reporta son attention sur Gabrielle. 
"Que veux-tu faire aujourd'hui?"  demanda-t-elle gentiment.  Gabrielle la fixa, surprise.

 "Quoi faire? Je suis une esclave, je fais ce que tu m’ordonnes." 
Xena sortit deux capes d'une malle et en enveloppa une autour des épaules de Gabrielle.
 "Dans ce cas, dit-elle en se couvrant de l'autre,  je t’ordonne de venir te promener avec moi." 
Elle offrit son bras à Gabrielle et attendit qu'elle le saisisse pour quitter la tente.

 Elles marchèrent lentement dans le camp.  Xena montrait du doigt les choses intéressantes.  Malgré tous ses efforts, Gabrielle était de plus en plus fascinée par la guerrière.  Elle marchait avec une grâce animale, une énergie à peine retenue.  Les hommes focalisèrent leur attention sur elle quand elle s'approcha et ses yeux parcouraient constamment les soldats cherchant toute trace de faiblesse ou tout manque de détermination. 
"Ce n'est pas comme dans les autres camps où j'ai été, Xena."  Elle prononça timidement le nom de la guerrière, de peur d'une sévère réprimande.  Xena lui sourit.

 "Pourquoi?" 
Gabrielle brandit son bras devant l'activité autour d'elles.
 "Les hommes ne sont pas ivres ou prêts à se bagarrer. Ils travaillent ensemble"
Xena jeta un oeil sur ses hommes, de la fierté dans les yeux.
 "Ce sont des guerriers Gabrielle, pas des mercenaires. C'est là toute la différence."
 Ses yeux se plissèrent légèrement à la vue de Bracuis qui s’approchait, de la jeune femme en particulier.  "Cependant" Sa voix se baissa en un grognement sonore.  "Certains  ont besoin d'être rappelé à l’ordre de temps en temps."  Son regard brûla en direction de Bracuis, et, comprenant aussitôt le message, il tourna les talons et disparut.

 Elles se dirigèrent vers l'endroit où les chevaux  été attachés et la jument couleur miel leva la tête à leur approche.  "voici Argo", elle caressa le museau du cheval.  "Le meilleur cheval que j'ai jamais eu." 
Gabrielle tendit une main hésitante pour toucher le doux manteau.
 "Elle est belle."  Xena tapota le cou d'Argo.  "Oui, c'est vrai." 

Puis elle ramena Gabrielle dans sa tente.
"As-tu faim?" 
"J’ai toujours faim." 
Xena regarda sa petite compagne sans poser de question.  Elles mangèrent en silence. Gabrielle mangeait vite de crainte que la guerrière ne change d'avis et ne lui enlève son plat. Xena suivait son manège avec indulgence, amusée.  Elle se leva quand elles eurent terminé,  remit son manteau sur ses épaules, ajusta son épée et son chakram.  Gabrielle était fascinée par l'objet en métal suspendu à une petite sangle de cuir. 
"Tu as le reste de la journée pour faire ce que tu veux. Tu pourrais repriser ta chemise par exemple." 
Elle se retourna et se pencha sur Gabrielle un long moment avec une expression insaisissable.
 "J'ai quelques petites choses à faire, des leçons à donner. N'hésite pas à faire ce que tu veux ici. Mais ne touche pas aux affaires de mon frère. Compris?"
Gabrielle hocha la tête sans rien dire et la guerrière sortit.

 Xena trouva Bracuis avec les femmes esclaves. Il avait coincé une jeune fille contre une table, la bouche dans son cou, sa main sale pressant un sein.  D'un geste rapide, elle lui  attrapa l'oreille et l'éloigna de la fille.  Il se retourna, furieux.  "Fils de centaure …"  Il se calma devant l'expression glacée des yeux de Xena.
 "Qu'est-ce que tu fais Bracuis?"  Elle avait posé la question avec désinvolture.  Il essuya la salive sur sa bouche avant de répondre.
 "Je vérifiais juste que tout allait bien, Princesse." 
Elle dodelina légèrement de la tête.
 "Bien sûr.  Tu vérifiais que tout allait bien avec les femmes, et une en particulier" 
Xena jeta un coup d'œil à la fille qui pleurait,  remarquant sa petite stature et ses longs cheveux blonds.  A cette vague ressemblance, ses yeux se rétrécirent en revenant vers le soldat.
 "Il ne me semble pas que ce soit ton travail Bracuis"  Sa voix monta d'une octave.

 "En fait, je suis même sûre et certaine d'avoir établi une règle très stricte concernant le viol." 
Son ton était dur et  bas, et un sourire de prédateur apparut sur son visage.  Bracuis leva les bras et les laissa retomber.
 "Non, Princesse, ce n'était pas du tout ça. Je voulais juste être amical." 
Il jeta un regard désespéré à la jeune fille.  Xena se tourna vers elle, les yeux radoucis.
 "c’est vrai?"  demanda-t-elle doucement.
 La jeune fille regarda l'homme recroquevillé puis le seigneur de guerre.
 "Non Princesse, il m'a agressée."  répondit-elle d'une voix ferme. 
Le sourire  de Xena se fit glacial et peu amène.
 "Eh bien Bracuis, apparemment, nous devons avoir une petite conversation."  Il se recula.
 "Tu vas croire cette esclave, ce morceau de viande, plutôt que moi?" 
Il se retrouva pris au piège, le dos contre la même table où il avait coincé la jeune fille.  Xena était penchée sur lui et elle lui toucha doucement la joue.

 "Bracuis, je croirais n'importe quelle femme plutôt que toi."  Elle se redressa.  "Tu connais la punition, donc tu as le choix: tu quittes le camp en disgrâce ou tu me combats à mort." 
Elle se recula, un séduisant sourire aux lèvres, la voix rauque.
 "Alors Bracuis quel genre d'homme es-tu?"
 Bracuis poursuivit sur sa lancée.  "Un homme qui peut te battre."  Et il dégaina son épée.  Cela fit sourire Xena.
 "Oh oui. Je n'ai jamais vu un homme plus disposé que toi à me battre. "
Bracuis fit basculer son épée mais la colère gênait sa vision. Xena se déporta facilement sur le côté.
"Toute femme ici peut voir le genre d'homme que tu es. "

Elle poursuivit, pleine de moquerie. Il rugit et bondit sur elle mais elle esquiva le coup, laissant son épée s'enfoncer profondément dans le pilier de la tente.
"Bracuis" dit-elle en souriant. "Allons dehors avant que tu ne détruises davantage mes biens. "

 Xena sortit de la tente et attendit Bracuis qui récupérait son épée.  Elle ne prit pas son épée, ni ne retira son manteau. Elle resta debout, silencieuse, le vent glacial balayait ses mèches noires loin de son front lisse. Les soldats regardèrent leur chef avec une crainte mêlée d'admiration, ils ne l'avaient jamais vue vaincue, mais il y avait toujours une première fois. Bracuis était un bon guerrier et habile à l'épée, les paris allaient bon train dans les troupes.
 Bracuis sortit enfin de la tente, le visage plus rouge encore à la vue de tant de spectateurs.  Il vit Gabrielle sortir de la tente de la guerrière pour assister au combat et se tourna pour faire face à Xena.
 "Ta petite pute regarde, Princesse."  Lui cria-t-il.

Xena ne se retourna pas, elle avait senti la présence de Gabrielle. 
"Je pourrai peut-être m'amuser avec elle quand j'en aurai fini avec toi?"  Il se mit à rire très fort. Xena lui sourit.
 "Bracuis, la dernière chose dont tu vas pouvoir profiter, c'est de l'air que tu pourras respirer." 
Avec un cri aigu, elle dégaina son épée et fit un saut périlleux avant d'atterrir derrière lui. D'un violent coup de pied dans le dos, elle l'envoya valser dans la poussière.
 Bracuis fit un effort pour se remettre debout, l'épée toujours à la main.  Xena avança de quelques pas et d'un revers rapide de la main, le renvoya par-terre.
 "Lève-toi petit." 

Elle marcha autour de lui et lui dit ironiquement: "Vas-tu laisser une simple femme te battre?" 
Elle était bien consciente que ses hommes regardaient le duel, et que les paris étaient faits. Bracuis se mit sur un genou, lacérant l'air de son épée.  Xena sauta habilement au-dessus de la lame, son pied gauche l'arrêtant.
 "Je n'en reviens pas de t'avoir laissé rejoindre mon armée, petit, tu es si pathétique."  Elle parlait avec mépris.  Elle dégagea son épée et lui tourna le dos.

 "Xena, attention!"  cria Gabrielle. 
Xena frappa de sa botte, atteignant Bracuis à la tempe.  Il tomba durement sur le sol.  Elle s'agenouilla près de lui et lui murmura à l'oreille:  "Tu as perdu et tu vas mourir. Je te donne une dernière chance." 
Elle se leva et partit.

 Bracuis se remit debout, et tint son épée à deux mains, visant le cou de la guerrière. Xena sentit l'imminence du coup plutôt que ne le vit, mais elle ne s'arrêta ni se retourna pas; elle fit juste tourner son épée entre ses doigts, l'acier trempé en parfait équilibre.  La pointe de celle-ci s'enfonça dans la poitrine de Bracuis avant de ressortir par ses omoplates.  D'un geste ferme, elle retira la lame du cadavre.
 "Débarrassez-moi de ça."  dit-elle durement.  A grandes enjambées, elle marcha vers  Gabrielle et lui toucha doucement la joue.
 "Pourquoi ma petite téméraire?" Elle sourit chaleureusement aux yeux verts.  "Je pensais que tu t'en fichais."

PARTIE 2
 Gabrielle recula ses épaules du contact de la guerrière.
 "Je ne m'inquiète que de moi."  Dit-elle froidement. Le sourire de Xena s'élargit au ton de colère de la jeune femme.
 "Si tu le dis, Gabrielle."  
Elle se tourna vers ses hommes, sa voix portant dans le camp.
 "Nous partons dans deux jours. Enfin, j'espère" Elle examina le cadavre de Bracuis qui refroidissait.  "Sauf problème."  
Il y eut un murmure d'approbation. Xena acquiesça et attira Gabrielle dans la tente.

 La jeune femme trébucha en entrant, mais la forte étreinte de Xena sur son bras l'empêcha de tomber.  Gabrielle se recula et se tint devant la guerrière qui souriait devant son expression rebelle.
 "Tu as été très courageuse Gabrielle. Mais si j'avais perdu, ma mort aurait été un réconfort pour toi."  
Gabrielle s'éloigna et versa du vin à la guerrière.
 "Si je dois être esclave" dit-elle en lui tendant le verre.  "Je préfère être la tienne plutôt que celle des hommes."  Xena caressa les doigts de Gabrielle en prenant le verre.

 Gabrielle rougit au contact et recula davantage.
 "As-tu jamais perdu?" demanda-t-elle.  
Xena secoua la tête.  "J'ai été blessée" elle but son vin, les yeux dans le vague.  "Mais seulement à la guerre."  Gabrielle observa le changement d'émotion dans son regard.
 "Il y a d'autres façons de perdre Xena."  
La guerrière grimaça en avalant son verre.
  "Tu présumes encore petite." 

Gabrielle se mit à trembler quand Xena l'attira près d'elle.  Ses yeux brillaient, et sa voix était basse et chaude.  "Qu'as-tu fait Gabrielle?"  Elle tira sur la chemise trop grande.  "en tant qu'esclave."
Elle se tut, un sourire provocant sur le visage.
"Tu as du vivre des expériences très variées. Raconte-moi."

 Gabrielle essaya de s'éloigner, de reculer de l'étreinte de Xena mais ses pieds refusaient d’obéir et son cœur martelait sa poitrine.
 "Raconte-moi."  Murmura Xena. Ses mains caressaient doucement les épaules de Gabrielle par-dessus le tissu. Sa voix était du miel, riche et onctueux, tout en continuant de caresser langoureusement la jeune femme.  Gabrielle frissonnait à chaque mot, à chaque délicieux contact. Xena se tint devant elle et lui souleva le menton pour la regarder dans les yeux.  D'un geste méthodique, elle ôta son armure.  Sa cuirasse tomba sur le sol, suivie de son chakram et de son épée.
 "Peut-être préfères-tu me montrer Gabrielle."  
Elle baissa les lanières de cuir de ses épaules, révélant une chair onctueuse.  Elle inclina légèrement la tête et exposa une aguichante gorge, puis elle avança à peine ses lèvres pour frôler celle de Gabrielle.
 "C'est ce que tu veux?"  Murmura-t-elle doucement.

Avec un féroce gémissement, Gabrielle attrapa le visage de la guerrière et enfouit sa langue profondément dans sa bouche.  Elle s'accrocha à la langue de Xena, suçant la délicate chair. Xena haleta devant l'intensité de la poigne de la jeune femme.  Gabrielle poussait fermement sa langue, ses mains s'accrochant aux fortes épaules. Xena se recula, goûtant le désir évident sur le visage de la jeune femme.  
"Je prends cela comme un oui."  

Xena retourna aux lèvres de Gabrielle se perdant dans la sensation que cela lui procurait.  Gabrielle avait du mal à se contrôler, dépassée par cette passion insensée.  Xena serra plus fort la jeune femme, ses mains caressant son dos.  Elle gémit une fois, et Gabrielle entendit qu'elle s'abandonnait. Elle poussa Xena à s'allonger en tirant fortement sur les lanières de cuir qui bloquaient l'accès à sa bouche.  Elle chevaucha la guerrière et tira sa chemise par-dessus sa tête.

 Elle attrapa les mains de Xena et les appuya sur ses mamelon durcis. Un violent frisson la parcourut quand Xena pinça ses seins dressés.

 "Montre-moi ce que tu sais Gabrielle."  L'exhorta Xena.  "Montre-moi tout."  
Avec une force née du désir, elle tira les cuirs couvrant le corps de la guerrière, un sourire aux lèvres en les sentant résister.  Xena dégagea ses épaules de la robe de cuir, se tortillant sous le corps de Gabrielle, jusqu'à ce qu'elle soit entièrement nue.  Les yeux de Gabrielle brillaient devant la peau cuivrée. Elle se pencha pour que ses seins frôlent ceux de Xena. Elle mordait et aspirait son cou, sa langue léchant la sueur qui perlait.
 
 Gabrielle se baissa pour prendre un sein dans sa bouche.  Elle le prit entre ses dents, laissant sa langue jouer avec la pointe. Xena se cambra, voulant toujours plus, et Gabrielle pencha la tête en arrière maintenant le mamelon dans la blancheur de ses dents. Le souffle de Xena devint saccadé et elle enfouit ses mains dans la douce texture des cheveux de Gabrielle, accompagnant la bouche brûlante sur ses seins.
 "Plus fort…s’il te plaît."  
Gabrielle appuya sa langue autour des mamelons sensibles, et la mordit juste dessous.

 "Je pourrais faire cela une éternité."  Pensa-t-elle.  Elle savourait le goût de la peau, du cuir, de la sueur, un musc qui remplissait ses sens. Elle laissa ses mains jouer avec les seins de Xena et se déplaça plus bas. Elle goûtait Xena partout, frottant son visage sur la chair tendre, inhalant son parfum. D'une main ferme, elle écarta les cuisses de la guerrière, devant le triangle sombre de poils déjà lustrés d'humidité. Elle enfouit sa langue, cette fois dans la moiteur parfumée. Les hanches de Xena accéléraient et poussaient la langue en elle. Xena avait perdu la parole, aucun mot de s'échappait de ses lèvres entrouvertes;  la sensation de la bouche de Gabrielle sur elle, ses mains sur ses seins, étaient tout ce qui lui importait.

 Gabrielle se régalait, sa langue donnait de petits coups sur les replis de soie, retraçant les grandes lignes du nerf dressé. Elle taquinait, goûtait, sentait. La plus douce des tortures, une petite vengeance. Le besoin de jouir de Xena était insoutenable, son corps tendu comme un arc et les muscles saillants, une sculpture de puissance et de passion.  Elle attrapa les cheveux de Gabrielle et dirigea sa bouche au centre de son désir.
 "Non, non, pas encore" souffla Gabrielle.  "Je croyais que tu voulais que je te montre tout."  

Avec une facilité déconcertante, elle pénétra Xena.  Il n'y eut aucune douceur dans sa poussée, c'était fort, violent et profond.  Elle faisait se soulever les hanches de la guerrière à chaque coup.  Xena était inondée de plaisir, ses yeux bleus ouverts pour voir la petite femme nichée entre ses jambes. Chaque caresse la faisait monter en flèche, et juste au moment où elle allait jouir, Gabrielle ralentit son rythme.  Des gémissements de colère l'étouffèrent et elle jeta sa tête d'un côté et de l'autre, rejetant ses cheveux humides dans un abandon sauvage.
"Dieux…Gabrielle, je t'en prie."  Supplia-t-elle les dents serrées.  Gabrielle avait la guerrière à sa merci, un frisson de plaisir secoua son petit corps.

 Gabrielle reprit son rythme avec sa bouche une fois de plus solidement appuyée contre le bourgeon brûlant. Avec de rapides coups, elle poussa Xena au bord, puis, avec une incroyable lenteur, elle prit le clitoris dans sa bouche et l'aspira. Les hanches de Xena ruaient spasmodiquement, tout contrôle étant devenu impossible, ses hanches frappaient plus fort contre la bouche de Gabrielle.  Finalement, elle s'immobilisa avant qu'une vague de spasmes ne soulève son corps.  Elle tira la jeune femme à ses côtés et l'embrassa, dégustant sa propre moiteur sur les lèvres et la langue de Gabrielle. Avec un soupir las, elle se rallongea. 

"C'est tout ce que tu connais?"  demanda-t-elle au bout d'un moment.
"Oh non ma princesse" Gabrielle sourit légèrement.  "Il y a beaucoup d'autres choses que je pourrais te montrer."  Xena tressaillit à la voix chaude.  
"Après tout, je suis à tes ordres."  
Xena regarda la jeune femme appuyée contre elle.
"Peut-être pas."  murmura-t-elle en réfléchissant.

PARTIE 3

 Gabrielle regarda durement la guerrière qui la serrait si fort.
 "Que veux-tu dire par ... peut-être pas, je suis ton esclave,  c'est toi qui me donnes des ordres." 
Une légère bribe d'espoir trahissait ses mots.  Xena ne répondit pas, son regard englobait tout le visage de la jeune femme.
"Quelle innocence perdue" se dit-elle, malheureuse.  "Comme mon frère". Elle secoua la tête.  Au lieu de répondre, elle posa une autre question.
 "Si tu étais libre Gabrielle, que ferais-tu?"  Gabrielle réfléchit à la question, on ne lui avait jamais demandé son avis sur sa vie et ses choix.
 "J'irais à Athènes."  Ses yeux s'assombrirent de peur.  "Athènes" songea la guerrière.
 "Pourquoi Athènes?" 
Gabrielle se détacha de l'étreinte de Xena. Elle répondit avec une dignité qui toucha l'âme de Xena.
 "Pour aller à l'Académie des bardes." 
Elle fixa le regard bleu froid de Xena de ses propres yeux verts ardents.
 "Barde…tu veux devenir barde?"  un sourire étira ses lèvres.
Gabrielle semblait décidée, son expression ne changea pas.

 "C'est toi qui as demandé guerrière" Ses yeux montrait une légère réprimande.  "Je t’ai dit mon souhait."
 Xena acquiesça à la volonté à peine déguisée de Gabrielle.
 "Oui, c'est moi qui ai demandé." 
Avec des gestes gracieux, Xena se leva et s'habilla; elle rengaina son épée et accrocha son chakram à une petite lanière de cuir.  Elle regarda la jeune femme qui lui avait donné tant de plaisir, dont les yeux cachaient plus de souffrances que n'importe quelle personne de son âge n'auraient du endurer. Elle s'empêcha difficilement de laisser échapper les mots qu'elle voulait dire et réussit à sortir de la tente sans un autre regard.

 Elle se rendit aux écuries d'un pas déterminé. Ses hommes se poussèrent de son chemin, effrayés par son regard glacial.  Elle sella Argo, sauta sur le dos de la grande jument, attrapa les rênes, et, d'un coup de talon, partit au galop vers la forêt. Elle tenait fermement sa jument, qui répondit avec la même excitation. Xena fut enveloppée d'une vague de paix au son des sabots qui remplissait son esprit.

 Après une heure de route elle revint au camp et retourna voir Gabrielle, elle avait pris une décision qui la surprenait elle-même. Elle mit pied à terre et lança les rênes à un jeune soldat aux yeux remplis d'admiration pour la grande guerrière que, jusqu'à présent, il n'avait vue que de loin.  Elle ouvrit les pans de sa tente et trouva Gabrielle assise, un petit bout de parchemin dans les mains.
 Gabrielle leva un œil à son entrée, apeurée.  Elle se mit debout en vitesse et tenta de cacher le bout de parchemin.  "Qu'est-ce que c'est?" demanda Xena en s'approchant.
 "Rien ma guerrière." 

Gabrielle baissa les yeux, les mains derrière le dos.  Ceux de Xena se plissèrent et elle attrapa la jeune femme par le bras.  "Je ne te le redemanderai pas. Qu'est-ce que tu caches dans ton dos?" 
Gabrielle grimaça sous la poigne de Xena, mais se refusant à pleurer, lui tendit le papyrus.
 Une farouche colère emplissait Xena au fur et à mesure qu'elle lisait les quelques mots écrits il y a si longtemps, après la mort de son frère, dont la seule erreur avait été de vouloir aider sa bien-aimée sœur à protéger leur maison. Ses yeux lançaient des flammes.

 "Qu'as-tu fait?"  Une voix basse et dangereuse.  Gabrielle tenta de reculer mais Xena renforça son emprise sur son bras.  "Réponds-moi!"  Elle la secouait si fort que les dents de la jeune femme s'entrechoquaient.
 "Je voulais juste regarder dans le coffre."  Murmura Gabrielle, terrifiée, et le bras engourdi.
Xena la repoussa et dégaina son épée, appuyant la pointe de la lame sur la gorge de Gabrielle.

 "Je pourrais te tuer pour m’avoir désobéie." 
Elle s'agenouilla à côté de Gabrielle l'épée toujours pointée sur le cou.
"Je t'avais dit de ne pas toucher aux affaires de mon frère. J'aurais pu être gentille avec toi, et te rendre ta liberté. Mais plus maintenant. Tu as trahi ma confiance et ça, je ne peux... le pardonner."
 Elle se redressa devant la jeune femme avec son expression glaciale.
 "Lève-toi Gabrielle."
 La jeune femme se mit debout et se tint loin de la princesse guerrière. Elle connaissait maintenant la peur et l'angoisse qu'elle inculquait à ses ennemis, mais une rage lente brûlait également dans son âme. Sans réfléchir, elle dit: "Ta confiance? tu oses me parler de confiance. tu ne comprends même pas le mot. Tu laisses ton propre frère mourir, tu assassines tes voisins. Tu attaques leur village et leur maison pour agrandir ton armée et pour tes petits désirs égoïstes." 
Xena sourit à ces mots, les yeux fixes. La seule trace d'émotion qu'on pouvait lire était le rythme de sa main sur la poignée de son épée.

 "Tu ne sais rien de moi Gabrielle. tu ne connais pas ma vie, les choses que j'ai faites ou vues".
Xena tira férocement la femme à elle, sa large épée pendant à son côté.  Ses yeux brillaient avec intensité.
 "Je pourrais te rendre ta liberté aujourd'hui, petite, je pourrais te libérer et te renvoyer chez toi ou à Athènes." 
Elle laissa tomber son épée et caressa la joue de Gabrielle de sa main calleuse. 
"Ca mettra du temps, mais tu seras barde."
 "Tu vas raconter mes aventures, petite. Tu seras ma barde et connaîtras ma vie." 
Xena se recula, sa belle tête penchée de côté pour examiner la jeune femme. 
"Oui, je pense que ce sera une belle aventure."

 La respiration de Gabrielle s'accéléra. Avoir touché de si près la liberté, l'avoir dégusté sur sa langue tel un baiser amoureux, et qu'elle lui soit retirée si vite, était une douleur insupportable.
 Gabrielle tomba à genoux devant le guerrière, le regard implorant. 
"Pardonne-moi princesse. Libère-moi ...."
Elle inclina la tête, les mots sortaient de sa bouche dans un murmure. 
"S’il te plaît, je t’en supplie." 
Xena caressa les cheveux de Gabrielle jusqu'à ce que la jeune femme lève enfin les yeux.

 "Ne me supplie pas tout de suite petite."  Xena souriait sans la lâcher des yeux.  "Ca ne fait que commencer."
Elle souleva Gabrielle de sa position agenouillée et leurs corps se collèrent l'un à l'autre.
 "Tu auras bien le temps de me supplier...sache-le." 

Sa bouche écartait les lèvres de Gabrielle avec insistance. Elle repoussa le tissu qui empêchait le contact avec la peau.  Gabrielle soupira en réponse au contact brûlant de désir et de passion. Jamais elle n'avait ressenti un tel désir. Elle détestait cela tout en quémandant davantage. Elle fit glisser ses doigts dans les cheveux noirs de Xena pour attirer la guerrière plus près encore. Son cœur s'accéléra et une nappe d'humidité coula entre ses cuisses.
 "Oui" grogna-t-elle en sentant les mains de Xena commencer à caresser ses seins.  Un bruit de tissu déchiré et sa poitrine dénudée se retrouva face à la langue et la bouche de la guerrière.

Les mains puissantes les saisirent étroitement et sa bouche encercla les deux mamelons dressés, sa langue et ses dents contre la peau sensible. Les gémissements de Gabrielle venaient du plus profond de sa gorge.  Ses mains tenaient fermement les épaules et les bras de la guerrière. Xena se délectait du goût de cette femme, de cette barde, de sa barde.  Dans l'urgence, elle se repaissait des seins tendres, savourant leur texture, la peau satinée sous ses doigts.  Gabrielle poussa la tête de la guerrière plus bas, vers la chaleur moite entre ses jambes.  Xena attrapa ses mains et les leva au-dessus d’elle.
"Maintenant, petite .... maintenant tu vas apprendre à supplier."

PARTIE 4

 Gabrielle se contorsionnait sous les mains de la guerrière et gémissait faiblement.  Elle s'agrippait aux bras de la guerrière, ses doigts s'enfonçant profondément dans la chair ferme et musclée.
 "Je voudrais..." 
Gabrielle se mordit la lèvre pour s'empêcher de supplier;  le désir envoûtait son corps et son âme.  Cette fièvre fit sourire Xena, tout comme sa voix et le désir qu'elle lisait dans ses yeux.
 "Oh oui ma petite, tu as envie de moi."
Elle fit descendre sa bouche le long du corps de la jeune femme, sa langue errant de la peau tendre du sein au petit creux de son nombril. Gabrielle tremblait de tous ses membres face aux sensations qui la dévoraient.
 Xena glissa sa main entre les cuisses frémissantes et les écarta, ses doigts caressèrent une fente chaude et humide. Les hanches de Gabrielle se soulevèrent sous le flux du désir.

 "Dis-moi Gabrielle…dis-moi ce que tu veux."
 Gabrielle se cambra pour maîtriser la violence de son désir. Xena continuait de caresser sa barde.  Ses doigts traçaient les grandes lignes de son clitoris gonflé, ses dents mordillaient doucement la peau offerte de son ventre et de ses cuisses. Gabrielle tressaillit quand le doigt toucha sa fente, et ses hanches se soulevèrent encore quand il s'enfonça profondément en elle.
 "Plus…" 
 Xena retira lentement son doigt mouillé de sa prison serrée et plongea deux doigts dans sa jeune barde.
 "Raconte-moi une histoire ma douce " murmura-t-elle.  "Raconte-moi une histoire de passion et de trahison, d'amour et de désir, de douleur et de mort."
 Gabrielle frottait ses hanches contre les doigts. Elle était incapable de parler, sans voix.
 "Raconte-moi, jeune fille" l’invitait Xena, ses doigts prenant le rythme des muscles déchaînés.
 Gabrielle était perdue dans les sensations que lui procurait la guerrière, cette femme sachant diriger avec un tel pouvoir, et qui pourtant la touchait avec tant de douceur.

 Tout ce qu'elle voulait, c'était que ce plaisir qui grandissait au fur et à mesure que la voix rauque murmurait à son oreille, puisse exploser quand elle toucherait Xena pour la première fois, comme quand la main calleuse de Xena avait touché sa peau.  Elle désirait plus que tout cette guerrière, si proche et si lointaine. Un autre gémissement s'échappa et ses hanches se mirent à onduler frénétiquement.  Xena, finalement, se retira, ses doigts brillants du plaisir de la jeune femme; elle les approcha de sa bouche, les lécha et savoura tout ce vers quoi elle aspirait. Gabrielle cria, frustrée. Xena lui sourit cruellement et se leva, ses yeux prirent une teinte bleue glaciale.
 "Lève-toi Gabrielle." 
La  guerrière marcha jusqu'à l'entrée de la tente, ses cuirs impeccables, son armure en place, son magnifique visage impassible. 
"Lève-toi."  Ordonna-t-elle de nouveau.  Gabrielle se mit debout, plaisir de l'esclave ou esclave du plaisir, elle luttait pour se maîtriser, ce qui, jusqu'à présent, l'avait toujours protégée.

 "Tu vas dormir avec les autres esclaves, jeune fille" déclara Xena, voyant bien le combat intérieur que se livrait la jeune femme.
  "Tu y resteras jusqu'à ce que tu aies bien compris ton statut, et le mien."
 Gabrielle était là, debout, loin de la guerrière, devenue si rapidement toute sa vie, toute son âme. Son corps tremblait de désir et une lente moiteur coulait le long de ses cuisses, enrobé du parfum musqué d'un bouquet de désir.
 "Tu as déchiré ma chemise" murmura-t-elle.  "Une fois de plus." 
Xena s'approcha plus près, inhalant le parfum capiteux du corps affamé de Gabrielle.
 "MA chemise."  la corrigea-t-elle.  "Es-tu trop timide pour te promener ainsi devant mes hommes, Gabrielle?" 
Xena passa ses doigts sur les épaules de Gabrielle.  "Pourtant…beaucoup d'hommes ont vu ton corps...Touché ton corps."
 Gabrielle frissonna au ton froid de la guerrière. Elle ferma les yeux pour retenir les larmes qui menaçaient de couler.

 Xena se tenait derrière la jeune barde, ses mains caressaient nonchalamment les mamelons qui se durcirent instantanément. 
"Je pense que tu n'as plus besoin de protéger ta vertu, Gabrielle" chuchota-t-elle à son oreille.  "Elle est définitivement perdue."
 Xena pressait toujours les mamelons dressés qui lui chatouillaient les paumes. Gabrielle pencha la tête contre son grand corps. Le souffle court, les jambes en coton, elle avait du mal à rester debout.  La guerrière enfouit son visage dans ses cheveux, bouche ouverte, pour se remplir de tous les subtils parfums du corps de la jeune femme. Elle serra plus fort la barde, faisant courir sa main plus bas sur une hanche fine, avant d'atteindre le doux nid entre les jambes de Gabrielle.
 Elle fit passer un doigt sur la toison épaisse, sentant l'humidité qui avait déjà assombri les poils blonds.
"Es-tu timide Gabrielle?"
 Elle glissa son doigt entre les lèvres enflées et brûlantes.

 Gabrielle frissonna, et ses jambes renoncèrent finalement à lutter pour rester debout. Elle tomba à genoux. Xena l'accompagna, ses propres cuisses écartées, pour se pencher sur la barde. D'une main, elle caressait les mamelons, pendant que l'autre s'enfouissait dans l'excitante moiteur. On n'entendit qu'un son, le gémissement de Gabrielle, quand les gestes de Xena se firent plus fermes, plus lents, plus déterminés. Gabrielle écarta les jambes d'elle-même, voulant plus de la guerrière, mais se refusant à demander, à supplier.

 Xena sourit en voyant la jeune femme écarter les jambes pour qu'elle la touche. Elle lui embrassa le cou et les épaules. Sa langue léchait, dégustait, excitait. Gabrielle avait l’impression de fondre, son corps se diluant sous la main de la guerrière.  Xena appuya ses hanches gainées de cuir contre elle, augmentant son désir telle une marée. Elle se sentait mouiller à travers sa culotte, et si elle n'arrêtait pas maintenant, elle en serait incapable plus tard. Mais Gabrielle avait besoin d'une leçon.  Avec un cri, elle s’arracha de la barde et se leva.

 Sans l'appui de la guerrière, Gabrielle retomba à terre, les yeux assombris par le plaisir interrompu. Xena se tenait devant la jeune femme prostrée, son esclave.
 "Va-t-en, Gabrielle" Sa voix était basse et ferme.  "Va-t-en maintenant!" 
Gabrielle se redressa, attrapa le manteau de Xena et s’enfuit dans la nuit froide. Les larmes qui avaient menacé toute la soirée purent enfin couler librement.

 Xena arpentait sa tente comme un animal en cage, sa frustration sexuelle l'aveuglait, mais le désir sur le visage de Gabrielle, en proie aux affres de la passion, l'avait complètement anéantie.  Elle se jeta sur le lit et déchira le tissu de sa culotte qui l'empêchait de se soulager. Elle écarta rapidement la chair chaude et mouillée, et la source de son plaisir trouvée, elle se caressa, les hanches battant contre sa main avec une énergie désespérée.

 Avec des gestes durs, elle parvint à se libérer et le plaisir inonda la paume de sa main pendant que ses hanches continuaient de battre et vibrer.
 Enfin, elle bascula sur le dos pour reprendre son souffle et frotta ses doigts mouillés sur la couverture, avant de fermer les yeux.  Après un long moment, elle se tourna sur le côté et sa main se promena de nouveau entre ses cuisses, de façon plus lente cette fois, des images de Gabrielle en tête.  La sensation de sa peau douce, ses faibles gémissements. Ses doigts reprirent leur cadence et elle en glissa un en elle; ses muscles se contractèrent et ça l'excita davantage. Le souffle court, elle caressait son clitoris en gémissant alors qu'il durcissait sous sa caresse.  "C'est tout ce que je dont j'ai besoin."  Haleta-t-elle dans son oreiller.  "... juste ça…" 
Son orgasme la frappa si fort qu'elle retint à peine un cri. La main toujours entre ses jambes, elle s'assoupit, visualisant la belle jeune femme dans ses rêves, un sourire aux lèvres.
 Gabrielle trébucha dans le camp, le manteau protégeant sa peau nue du froid, mais s'avérant inutile pour réchauffer ses pensées.  "Sois maudite Xena!" elle était furieuse.  "Maudites caresses, maudits regards!". 
Elle voulait s'enfuir mais elle ne connaissait que trop bien le sort réservé aux esclaves qui fuyaient. Elle atteignit le quartier des esclaves et entra dans une petite tente.  Il y avait peu de femmes ici et aucun homme; l'armée de Xena voyageait léger, avec seulement assez d'esclaves pour faire le travail dans le camp. Des yeux prudents se tournèrent vers la jeune femme qui hésitait, debout devant l'entrée.
 "Je suis sensée dormir ici." 
Une femme âgée  se leva de sa paillasse et s'approcha d'elle.

 "Tu es pour la Princesse." 
 Gabrielle hocha la tête, faisant peu confiance à sa voix.
 "Pourquoi es-tu ici?" 
 "La Princesse m'a envoyée dormir avec les autres esclaves."  Sa voix se brisait sur les mots.
 La vieille femme regarda Gabrielle en silence puis l'amena devant un petit feu qui brûlait faiblement.
 "La Princesse n'est pas du genre à faire des caprices, petite." 
 "NE M’APPELLE PAS comme ça!"  Cria Gabrielle.
 La vieille femme fit simplement claquer sa langue et sourit. 
"Elle t'a déjà prise?" 
Gabrielle baissa la tête, de nouveau en proie aux larmes.

 "Je m'appelle Héra."
 Elle tendit la main à Gabrielle, étonnée.
 "Non, pas la déesse. Ma mère avait un redoutable sens de l'humour, je le paye encore maintenant."
 Elle sourit piteusement. 
"La princesse t'a bannie si vite" soupira Hera.  "Demain Hadès devra payer." 
Gabrielle questionna la vieille femme du regard.
 "Pourquoi?"  Hera secoua la tête.
 "Repose-toi mon enfant, tu en auras besoin."
 Gabrielle suivit Héra sur une paillasse vide.
 "Je m’appelle Gabrielle." 
Héra se retourna, les yeux remplis de tristesse.
 "Je ne veux pas connaître ton nom mon enfant". 
Gabrielle ramena le manteau autour de ses épaules alors qu'Hera lui tapotait distraitement le bras.
 "Sois forte."
Hera regardait les braises du feu mourant.  "Peut-être que ce ne sera pas…" 
Elle traçait du doigt de vieilles cicatrices sur son bras, puis regarda Gabrielle.
 "Tu dois être forte, elle respecte ça. Ne tremble pas, ne supplie pas... fais ce qu'elle te demande."
Ses doigts retournèrent à ses cicatrices.  "Et tu survivras." 

 Le matin était encore plus froid.  Xena se réveilla tôt, s'habilla, et se tint debout au milieu de son camp juste avant l'aube. Ses hommes l'observaient prudemment, remarquant son fouet à la main.  Ses yeux étaient fixés sur la tente de l'esclave, attendant que Gabrielle se lève, vienne à elle, afin de lui apprendre respect et discipline. Comme en réponse à son attente, la tente s'ouvrit et Gabrielle sortit dans la lumière du soleil, revêtue du manteau que Xena lui avait laissé la veille.
 Gabrielle vit la guerrière debout un fouet à la main, indifférente au froid et aux hommes, les yeux braqués sur elle. Elle se força à avancer comme si elle était sûre d'elle, sans ralentir sa foulée.  Xena hocha la tête avec une pointe de respect devant l'assurance de la barde, rare chez quelqu'un de si jeune. Elles se trouvèrent face à face.

 Gabrielle leva légèrement la tête pour plonger dans les yeux bleu azur du seigneur de guerre. Xena lui parla avec une moue méprisante.
 "Qui es-tu?"  Demanda-t-elle. 
Ses hommes se rassemblèrent pour regarder, mais pas trop près pour ne pas attiser sa colère.
 "Je m’appelle Gabrielle."
 Xena claqua le fouet aux pieds de Gabrielle.
 "Qu'est-ce que tu es?"  
 "Je suis ton..." Gabrielle s'étrangla sur le mot.  "…esclave".
 Xena sourit en regardant la femme lutter contre les mots.
 "C’est si difficile, Gabrielle?" 

Elle tourna autour de la femme debout devant elle. 
"Tu étais une esclave avant, tu le seras encore maintenant" . Elle s'arrêta face à Gabrielle et leva le manche du fouet pour le passer sur sa joue.  "Pourquoi est-ce si difficile de prononcer ce mot?"

 Gabrielle ravala sa rage pour ne pas riposter.  Les mots d'Hera lui revinrent en mémoire.
 "Ce n'est pas difficile."  Cracha-t-elle.
 Xena tourna autour d'elle et elle lui enleva son manteau. Gabrielle était maintenant debout dans le froid, nue à partir de la taille. Xena enveloppa le fouet autour de sa taille et la tira vers elle. 
"Prouve-le, jeune fille." 
Elle se pencha sur ses lèvres, les caressa légèrement: "prouve-moi que tu m'appartiens."

SUITE ET FIN...

"Prouve-le moi." l'exhorta Xena en serrant davantage le fouet autour de sa fine taille pour mieux la tirer vers elle. Gabrielle frissonna contre l'armure froide qui effleurait sa poitrine, telle une amante.
"Un simple acte de dévotion d'un esclave envers sa maîtresse, petite" Ronronna-t-elle "C'est tout ce que je te demande."
Sans réfléchir, la main de Gabrielle apparut subitement et s'abattit violemment sur la joue de la guerrière. Xena bougea à peine, le visage impassible.
 "Choix intéressant." 
D'une main, elle attrapa le fouet, pendant que l'autre s'enfouit profondément dans les cheveux de Gabrielle avant de tirer sa tête en arrière dans un arc presque douloureux.
 "Mauvais choix…mais intéressant tout de même. Je pensais plus à quelque chose comme ça."

 Xena se pencha vers Gabrielle et lui écarta très doucement les lèvres avec sa langue.  Elle gémit doucement quand elle sentit Gabrielle répondre à son baiser.
 "Oui ..."  Soupira-t-elle dans la bouche entrouverte de la jeune femme. 
Les feux de la passion de la veille lui revinrent si brusquement qu'elle secoua la tête pour les chasser. Dans un violent effort, elle tenta de cacher le désir qui brillait dans ses yeux.
 "Prouve-moi que tu m'appartiens." 
Gabrielle avala plusieurs fois, prête à rendre les armes, mais toute aussi déterminée à lutter.
 Xena la regardait silencieusement se battre contre ses propres pensées, ses propres démons.
 "Dis-le Gabrielle."  Dit-elle doucement. 

La jeune femme la fixait, apparemment troublée. En cet instant précis, Xena sut qu'elle avait gagné, mais la victoire était entachée d'un sentiment amer de défaite, elle avait gagné, mais à quel prix?

 "Je suis ton esclave Princesse. Tu es ma maîtresse. Je suis à tes ordres et je ferai ce que bon te semblera." répondit Gabrielle d'un ton monocorde, les yeux enfoncés dans le sol. Elle oublia le fouet, les hommes et le froid.  La seule chose qui brûlait dans son esprit maintenant était le bref aperçu de la victoire sur le beau visage de la guerrière.  Une main légère redressa son menton jusqu'à ce qu'elle plonge de nouveau son regard dans les yeux qui contrôlaient à présent chaque respiration  de son existence.

 "Était-ce si difficile Gabrielle? Ca t'a tellement coûté de prononcer ces simples mots?" 
Elle relâcha Gabrielle, reprit son fouet et recouvrit la jeune femme du manteau.  Elle fit face à ses hommes, la voix glaciale et les yeux durs.
 "Je suis sûre qu’il y a un tas de choses à faire avant que nous ne partions, demain." 
Elle observa attentivement ses hommes qui remuèrent en se regardant les uns les autres. Aison les dévisageait avec une étrange expression.

 "Qu'y a-t-il Aison?"  Demanda Xena de sa voix grave. 
 "Princesse, dit-il en baissant la tête. Je suis embêté pour tes hommes." 
La voix de Xena se fit encore plus basse.
 "Qu'est-ce qu'ils ont?"
 Aison fit un signe de tête vers Gabrielle. 
"Cette esclave te fait perdre de vue nos objectifs, tes hommes le voient."
 Xena lui jeta un regard enflammé.
  "Les hommes voient ce que je leur dis de voir."  Dit-elle brusquement. Aison fit un pas en arrière.
 "C'est la vérité, princesse. Elle a le droit à un traitement spécial. Elle reste avec toi, pas avec les autres, avec qui elle devrait être. Elle t’a désobéie et pourtant tu ne la punis pas comme tu le ferais avec n'importe quel autre esclave."
 "C'est moi qui choisis qui et comment punir. Pas eux"
Les yeux de Xena se réduisirent en deux fentes.  "Et certainement pas toi." 

La guerrière était assez près pour sentir la peur de l'homme.
 "Nous partons à l'aube."
Elle lui saisit l'épaule jusqu'à ce qu'il couine de douleur. 
"Ton rôle est de t'assurer que les hommes sont prêts et dûment motivés. Je détesterais perdre encore un soldat à cause de sa stupidité."
 Elle sourit, les yeux étincelants.  "Comprends-tu Aison?"
 Quand Xena retira sa main de son épaule, il lui en fut reconnaissant et acquiesça. 
"Bien sûr, Princesse, ce sera fait."
 En l'absence d'autre remarque, il tourna les talons et s'éloigna.
 "Eh bien petite," demanda sèchement Xena  "que vais-je faire bien pouvoir faire de toi maintenant?" 
Gabrielle tremblait de froid et du désir qui montait en elle.
 Xena se pencha, son souffle chaud caressait la peau frigorifiée, la chaleur de son corps provenait de son désir fiévreux.  Gabrielle fixa les yeux bleu ciel et prononça les mots qu'elle avait gardés pour elle depuis le jour où la guerrière était entrée dans sa vie.

 "Prends-moi." 
La force de ces mots envoyèrent une telle décharge de désir à travers le corps de la guerrière qu'elle faillit trébucher en attrapant le bras de Gabrielle.
 "Oui." Murmura-t-elle.
 Elle emmena Gabrielle dans sa tente, ignorant le regard accusateur de son commandant en second et ceux, méfiants, de ses propres hommes. Elle verraient avec eux plus tard, elle s'y était engagée, mais maintenant d'autres priorités retenaient toute son attention.
 Elle ouvrit brutalement la tente d'une main et Gabrielle la suivit à l’intérieur.  La guerrière s'assit sur le lit et envoya un regard électrique à la jeune femme devant elle.
 "Déshabille-toi pour moi, petite."  Murmura-t-elle.
 Les doigts de Gabrielle attrapèrent aussitôt le nœud qui retenait la cordelette devant sa gorge. Le manteau tomba à ses pieds et elle s'approcha de Xena.
 Les yeux de la guerrière parcouraient l'essence même du corps de cette jeune femme qui s'était glissée si vite dans sa vie.  Gabrielle sentait ses seins durcir dans l'air froid et le sourire de Xena lui montrait qu'elle n'avait pas loupé cet état de fait.
  "Tu n’as pas fini Gabrielle."  Lui susurra Xena.

 Elle dégrafa sa jupe et la laissa glisser par terre. 
"Très joli" commenta doucement Xena, ses yeux se promenant sur les doux contours du petit corps. Gabrielle se retrouva nue et sans défense avant que la guerrière ne l'allonge sur le lit.
 "Viens ici."  Souffla-t-elle d'une voix rauque.
Gabrielle se positionna contre le corps de Xena, s'appuyant contre la dure armure de cuir qui mordait sa tendre chair; elle tressaillit quand des mains fermes se posèrent sur elle.
 "Je vais te faire mienne." Ses doigts la caressaient et l'apaisaient.  "Personne ne te fera ressentir ce que je vais te faire ressentir." 
Elle la serra plus fort, les bras serrés autour de sa taille.
 "Tu ne voudras plus personne après moi, petite." 
Elle appuya ses lèvres sur la gorge de Gabrielle, et sentit son pouls battre furieusement. 
"Ce n'est pas juste pour me vanter," elle la mordit doucement, puis plus fort, ce qui fit grogner de plaisir Gabrielle. "C'est une promesse."

 Gabrielle écarta les jambes et s'allongea sur les cuisse musclées de Xena.  La guerrière frissonna en sentant la nappe d'humidité sur sa jambe; elle la releva un peu et fut récompensée par un profond gémissement au-dessus d’elle.

 Elle laissa Gabrielle savourer un moment son plaisir avant de la rouler sur le dos et de se mettre à cheval sur ses hanches.  La jeune femme gémit légèrement sans rien dire, mais son corps n'était pas aussi silencieux.  Xena effleura du bout des doigts les seins ainsi exhibés, les regardant durcir à son contact.

 Gabrielle se raidit sous la caresse légère des doigts, désirant plus que tout une main plus ferme. Un petit sourire équivoque traversa le visage de Xena et elle se baissa pour lécher un sein.  Sa langue, telle une plume mouillée, laissa un sillon humide autour du mamelon tendu, sans jamais en toucher le centre. Gabrielle se cambra et ses doigts s'agrippèrent à la couverture. Xena recula, les yeux brillant de désir.
 "Non petite."
Elle la repoussa sur le lit et prit ses mains qu'elle leva au-dessus de sa tête.
 "Ne bouge pas tant que je ne t'y autorise."
Elle lia habilement son fouet autour des poignets de Gabrielle et vérifia que ça tenait bien. Gabrielle ferma les yeux en attendant que la bouche de la guerrière retourne à ses seins.  Xena la mordillait doucement et sa langue affamée effleurait son corps. Elle embrassa ses yeux fermés, la commissure de ses lèvres, puis sa bouche, avec une retenue toute passionnée, sa langue pleine de promesses.  Elle embrassa son cou et ses épaules. Des doigts vigoureux caressèrent l'intérieur de ses bras en remontant, jusqu'à s'enchevêtrer dans les cheveux d'or.
 "Dis-le Gabrielle."  Chuchota-t-elle, la bouche brûlant la peau douce. Gabrielle ouvrit les yeux pour la regarder. La passion, le désir, tout ce qu'elle ressentait s'y reflétait dans un même besoin d'abandon.

 "Prends-moi Xena." 
La guerrière grogna et enfonça deux doigts dans la moiteur accueillante. Gabrielle fit onduler ses hanches et haleta quand le rythme se fit lent et régulier.
 Xena se baissa afin de déguster son clitoris.  Sa langue le caressait alors que ses doigts la pénétraient à la même cadence. Gabrielle se débattait contre le fouet qui lui brûlait les poignets. 
"Libère-moi Xena."  Supplia-t-elle.
 Xena stoppa ses doigts, sa langue.  Avec une grâce toute féline, elle remonta jusqu'à Gabrielle, le long de son corps, son armure de cuir causant d'incroyables frottements. Penchée au-dessus d'elle, elle libéra ses poignets, les prit dans ses mains et embrassa doucement la peau rougie.
 "Enlève ton armure."  murmura Gabrielle d'un ton enjôleur.

De ses mains expertes, Xena retira son armure et ses cuirs, bientôt suivis par ses bottes.  Gabrielle lui ouvrit les bras et Xena se jeta dans la chaleur de son étreinte. Elle embrassa son cou, taquinant la peau brûlante de sa langue. Elle se déplaça plus bas pour capturer un sein dans sa bouche. Elle le mordait doucement, pendant que sa langue caressait le cœur sensible. Les mains de Gabrielle se promenaient dans la soie des cheveux d'ébène, goûtant leur douceur entre ses doigts. La bouche de Xena descendit jusqu'à ce se retrouver en haut des cuisses de Gabrielle qu'elle écarta pour glisser ses doigts dans la chaleur de velours.  Gabrielle soupira bruyamment et écarta davantage les jambes voulant plus que tout sentir la langue de Xena. Celle-ci observait les yeux de Gabrielle qui brûlaient de désir.

 "Touche-toi Gabrielle"
 La jeune femme fut surprise par cette requête et leva un sourcil interrogateur.
 "Je veux te regarder."  Xena parlait à voix basse.
 Gabrielle bougea ses doigts sur son clitoris tandis que Xena continuait de la pénétrer. Elle plaça la jambe de Gabrielle entre ses cuisses permettant à son propre plaisir de monter lentement.

 "C'est tellement bon…" grogna Xena.
Elle regardait avec des yeux affamés Gabrielle se donner du plaisir.  Elle était au bord de l'orgasme, c'était une question de secondes.  Elle reprit le rythme de ses doigts à l'intérieur de la jeune femme suivant les mouvements accélérés de ses hanches.  Gabrielle se caressait de plus en plus fort, les yeux fermés, dépassée par les sensations qui la traversaient.

Xena la sentit se refermer autour de ses doigts et ses hanches accentuèrent leur mouvement.  Un violent frisson traversa la jeune femme quand son corps se libéra. Xena accéléra pour maximiser son plaisir.  Gabrielle s'agrippa à Xena dans une étreinte passionnée et s'effondra sans un mot sur le lit.  Son corps tremblait tant ce fut intense.
Xena continuait de bouger contre la cuisse de Gabrielle, son propre orgasme coulant en elle jusqu'à ce qu'elle tremble à son tour avant de s'écrouler sur Gabrielle. Ses doigts restèrent en elle plusieurs minutes avant de se retirer lentement, créant de nouvelles vibrations chez la jeune femme.

 Xena se déplaça jusqu'à se positionner à côté d'elle pour la serrer fermement dans ses bras.
 "Es-tu à moi Gabrielle?" 
Gabrielle ferma les yeux, un petit sourire aux lèvres.
 "Je t'appartiens maîtresse", elle se tut et embrassa passionnément la guerrière.
 "Autant que tu m'appartiens."
 Xena regarda la jeune femme un long moment avant de sombrer dans le sommeil.

PARTIE 5

 Gabrielle fut réveillée par une sensation humide.  Elle tenta de s'éloigner de la moiteur incriminée mais une main ferme appuya sur son épaule pour la rallonger sur le ventre.
 "Non."  chuchota Xena à son oreille.

 La guerrière trempa ses doigts dans le bol de miel et traça une nouvelle ligne d'épais liquide sur la colonne vertébrale de Gabrielle jusqu'à la pointe de ses hanches.  Elle remplaça ses doigts par la chaleur de sa bouche et lapa le doux nectar.
 Gabrielle gémit quand Xena écarta ses mains pour masser la chair ferme de ses fesses, ses dents et ses lèvres grignotant le bas de son dos.  Elle glissa ses doigts enduits de miel entre les jambes de Gabrielle et titilla son clitoris.  Avec de petits coups très lents, elle pénétra la barde rouge d'excitation, puis elle retira ses doigts et continua de lécher son tracé le long du corps souple. Des cuisses fines et musclées comme il fallait.

 Xena embrassa la plante de chaque pied et goûta délicatement les minces chevilles. La guerrière se souleva un peu plus, son corps magnifique et plana au-dessus de Gabrielle pour lécher le miel autour de ses mamelons qui durcissaient à chaque nouveau coup de langue, son propre désir s'enflammait en entendant la respiration saccadée de la barde.  Elle se nicha contre Gabrielle, sa bouche contre le dos de la jeune femme, et titilla son cou de douces morsures.  Gabrielle gémissait plus fort et ses hanches ondulaient de plus en plus de désir. Xena sourit légèrement et trempa de nouveau ses doigts dans le bol, sa main ruisselait du liquide visqueux.  Elle passa sa main sur ses cuisses et ses fesses.  Gabrielle haletait et mordait sa lèvre en sentant les doigts habiles la caresser, intensifiant son désir.  Xena serra son amante plus fort, enroula son bras autour de la taille élancée, et se mit à genoux pour tirer Gabrielle contre elle.

 Elle glissa plus profondément ses doigts dans la barde, son désir trempait l'entrée brûlante et glissante.  Xena enfonça ses dents dans l'épaule offerte, savourant le déhanchement enfiévré battant contre elle.  Elle fit onduler ses propres hanches en cadence avec Gabrielle, ses doigts allant toujours plus loin, avant de finalement les laisser planer dans la moiteur veloutée.

 Elle soupira de plaisir quand Gabrielle se resserra autour de ses doigts, et une nouvelle vague de désir l'enveloppa.  Elle souleva la main pour prendre un sein dans sa paume, son pouce traçant un petit cercle autour du mamelon.  Gabrielle commença à trembler, son orgasme la brisant comme une vague sur un château de sable. Xena bougea plus vite, elle voulait maintenir l'orgasme de Gabrielle et l'amplifier.

 Elle retira rapidement ses doigts et avec une facilité déconcertante, retourna Gabrielle pour qu'elles soient face à face, poitrine contre poitrine.  Xena se pencha une fois de plus vers le bol pour récupérer du miel de ses doigts mouillés et couvrit chaque mamelon du doux nectar.  Elle mit ses mains sur ses cuisses et posa sa bouche sur chaque extrémité, sa langue étant le seul contact physique qu'elle permettait à la jeune femme tremblante devant elle. Progressivement, elle lécha la douceur du miel qui ne parvenait  pas à effacer le goût salé du plaisir. Gabrielle se cambra, en voulant toujours plus, et Xena la positionna simplement pour qu'elle s'installe mieux sur ses cuisses. Puis elle revint à ses seins.

 Gabrielle gémit longuement, toujours en quête de plaisir, mais se refuser à supplier brûlait son âme. Elle enfouit ses mains dans la soie des cheveux afin de guider les lèvres qui l'excitaient vers ses mamelons, pour les mordre et les aspirer. Pour lui donner l'impression que sa peau quittait son corps et que son âme s'envolait. Xena sourit, ce geste lui prouvait que la barde lui appartenait.  Elle respira chaque nuance du corps de la jeune femme, chaque arôme de sa peau, chaque degré de soupir. Elle mémorisait chaque mouvement, chaque saveur, chaque sensation.
Elle enfouit sa bouche entre ses seins et frotta les globes tendres contre ses joues. Incapable d'être rassasiée de cette esclave qui l'avait si vite capturée.

 Elle l'embrassa sous chaque sein, faisant traîner sa langue sur les endroits sensibles. Elle remonta jusqu'à sa gorge, si douce, et l'embrassa.  Elle suça son lobe et en lécha les contours. Elle était en feu.
 "Plus" réclamait son corps.

Xena attrapa le bol de miel et fit doucement basculer Gabrielle sur le dos.  Elle renversa le bol et le reste de miel coula sur les mamelons dressés et le ventre ferme, dans le creux du nombril et sur les hanches, jusqu'à ce que le liquide coulât sur les poils bouclés, disparaissant dans la fente humide.  Xena jeta le bol qui se brisa contre le coffre de son frère bien-aimé. Une fugace douleur traversa le regard de la guerrière.

 Xena, avec la même rigueur dont elle se servait pour commander ses hommes, donna du plaisir à la barde.  Sa bouche était partout.
 Elle goûtait chaque sein, savourant leur richesse, elle descendit plus bas pour boire le miel et la sueur.  Elle plongea sa langue profondément dans le nombril de Gabrielle et sentit les frémissements qui la traversaient comme une brise. Elle embrassait et caressait, excitait et buvait jusqu'à ce qu'elle se sente là où elle aspirait à être.  Ses mains puissantes écartèrent les cuisses de Gabrielle alors que ses yeux se repaissaient de sa fente délicate. Gabrielle murmurait des choses incohérentes, et ses hanches se soulevaient pour atteindre les lèvres de la guerrière.

 Xena pénétra d'un long doigt la chair gonflée; au bout d'un moment, elle ajouta un autre doigt jusqu'à ce que finalement, elle y glisse un troisième.  Elle appuya ses lèvres dans les poils épais, sa langue fouillant l'humidité. Le miel et le musc mêlés donnaient un plaisir enivrant. Elle enveloppa ses bras autour des jambes de Gabrielle et les tira contre son visage, sa bouche à la fois affamée et douce. Son sang battait au même rythme que celui de Gabrielle, son seul désir était de donner du plaisir à cette femme avec autant de force que de tendresse.

 "Maintenant…"  Ce fut tout ce que put prononcer Gabrielle avant que son corps ne se raidisse et que sa respiration ne se calme. Dans un grand soupir, Gabrielle s'affaissa, ses bras poussèrent faiblement Xena de son sexe pour la serrer contre elle.
 Elle étaient allongées en silence, guerrière et esclave, dans l'émerveillement l'une de l'autre.

 "Et toi?"  demanda Gabrielle, le regard ombragé. 
"Quoi moi?"  demanda Xena avec un petit rire.
 "Tu sais ...."
 Xena se mit sur un coude, ses yeux bleu pâle cherchant la chaleur des yeux émeraude.
 "Dis-moi."
 Gabrielle sentit ses joues rosir, la première fois depuis si longtemps qu'elle n'avait pas reconnu tout de suite qu'il s'agissait de gêne.
 "Que veux-tu que je fasse pour toi?"
 Xena toucha le renflement de ses lèvres du bout du doigt.
 "Embrasse-moi ici."
 Gabrielle posa ses mains sur de solides épaules et mis un doux baiser où Xena l'avait ordonné.  "Et ici."  Xena lui montra son épaule.  Gabrielle obéissait, sa bouche s'attardant un peu plus chaque fois.
 "Pas mal"  murmura Xena, les mains étroitement serrées. 
"Là." 
Elle fit un signe de la tête vers ses seins.  Gabrielle tourna sa langue, répétant l'excitante torture qu'elle avait subi de la part de la guerrière.  Xena grogna profondément, sa maîtrise d'elle-même s'éteignant lentement au gré des baisers. Gabrielle se recula et regarda durement Xena.

 "Dis-le Xena."
  Ses yeux brillaient de désir, et sa voix était rauque.  En l'espace d'un battement de cœur, la conquérante était devenue la conquise.
 "Prends-moi Gabrielle." 
 Gabrielle reprit sa place contre ses seins, et sa langue lécha les mamelons jusqu'à ce qu'ils soient rouges de désir. Ses doigts exploraient les creux et les bosses d'un corps durci par les batailles, arrachant des mots brûlants de désir et de promesses à chaque caresse.
 "En moi ... s’il te plaît ... pourrais-tu me..."  Xena criait presque, frustrée. 
Gabrielle sourit en signe de victoire et pénétra la guerrière.  Ses doigts fins s'enfoncèrent en elle et Xena balança sa tête et ses hanches contre les coups réguliers.
 "Juste…"  Murmura-t-elle. 
Elle poursuivait sa cadence punitive, un reflet de sueur patinant son corps.  Elle était prête, si prête qu'un seul mot pourrait la faire jouir.  Gabrielle appuya ses seins contre ceux de Xena.
 "Viens ma guerrière."  Dit-elle de sa voix sensuelle.  Xena s'exécuta et se cambra, des spasmes se refermèrent sur la main de Gabrielle.

Xena était debout, grande et silencieuse, son armure brillant sous l'aube naissante, sa cape se gonflant derrière elle, claquant dans le vent.
 Aison vint vers elle à grand pas. Xena le regarda approcher, les yeux plissés. 
"Tout est prêt Princesse. Les hommes sont prêts à partir à ton ordre."
  Xena tourna la tête et regarda ses hommes armés et aguerris. Prêts à mourir à un seul de ses mots. Aison dansait d'un pied sur l'autre en attendant que Xena donne l'ordre de partir.
 "Les villages à l'Est sont mûrs pour être pris, Princesse, mais nous ne devrions pas tarder, une rumeur pourrait les avertir et leur permettre de préparer une défense."
  Xena restait silencieuse, ses yeux se promenant sur son armée, essayant de se rappeler où une petite résistance l'avait empêché d'attaquer et de détruire un village.

 De douces paroles prononcées quelques heures plus tôt tournoyaient dans sa tête. 
"Tu peux arrêter tout cela Xena, devenir la femme que tu étais avant."
 Les mots chuchotés dans la violence du désir ou de l'extase.
 "Les mots... ne veulent rien dire." Se dit-elle.
  Xena secoua la tête pour se débarrasser de ses pensées.  Elle ne serait plus jamais la femme qu'elle avait été.  C'était du passé, elle ne pouvait plus revenir en arrière.  Aison regardait la guerrière avec inquiétude.
 "Princesse?" 
Xena sentit Gabrielle à ses côtés avant même de la voir.  Un mince bras serpenta autour de sa taille et une petite main se posa délicatement sur sa hanche.  Xena fit un sourire à la jeune femme et se tourna vers Aison.

 "Donne l'ordre de rouler vers Athènes."
 Gabrielle sursauta à la mention de la ville féerique. Aison la regardait, horrifié. 
"Princesse", dit-il d'une voix étranglée.  "Tu es recherchée là-bas, ils t'auront attrapée avant que nous n'ayons l'occasion de les attaquer."
 Xena le regarda d'un air méprisant.
 "Je suis recherchée un peu partout, Aison. Athènes est une ville comme une autre."
 Ses yeux  prirent une dureté de glace.
 "Je ne t'ai pas demandé ton autorisation" elle sourit amèrement.  "Ni ton avis. Donne l'ordre."
 Un jeune soldat pas plus âgé que Gabrielle amena Argo.
 La guerrière jeta un dernier regard sur ses hommes, si prêts à se laisser conduire... même vers la mort.

 PARTIE 6

 "Tous les gens sont méchants ..... et ils méritent tout ce qui leur arrive...." Callisto.
 La princesse guerrière gardait le silence en regardant approcher les éclaireurs.  Aison à sa gauche, Gabrielle à sa droite.
 "Ils savent que nous sommes ici princesse."  Dit Aison entre ses dents. 

Xena le réduisit au silence d'un regard et reporta son attention sur les hommes rassemblés dans la prairie sous leur cachette.  Il avait fallu cinq longues journées pour arriver à la frontière d'Athènes et elle avait autorisé ses hommes à  prendre un peu de repos pendant qu'elle et Aison avançaient en éclaireurs.  Son second avait argumenté avec véhémence contre le fait que l'esclave les accompagnât, mais Xena avait simplement fait monter Gabrielle sur Argo et s'était vite installée derrière elle.

 "Aison" avait-elle répondu tranquillement, "rappelle-toi qui donne les ordres ici." 
La maudissant intérieurement, Aison était monté sur son cheval et avait suivi son chef.

 Ils se tenaient à présent sur un affleurement de roches, la main rassurante de Xena sur la taille de Gabrielle. L'étalage de leur affection n'était pas passé inaperçu aux yeux d'Aison qui se tenait légèrement à l'écart des femmes, un sourire malsain sur les lèvres.
 "Princesse," chuchota-t-il doucement, "Je croyais que nous étions là en éclaireur, pas pour un rendez-vous galant."
 Xena se tourna vers lui, un rictus amusé aux lèvres, sans que cette allusion ne semble la toucher.
 "Aison, s'il s'agissait d'un rendez-vous galant, murmura-t-elle à son oreille, tu serais la dernière personne que j'inviterais." 

Gabrielle tressaillit brusquement et Xena pencha légèrement la tête vers l'endroit où regardait la jeune femme. Un grand soldat à cheval venait de traverser la prairie, son armure dorée brillant sous le soleil.  Le cavalier descendit de son cheval et retira le long manteau et la capuche qui le protégeaient du froid.  Aison aspira une goulée d'air quand il découvrit le visage sous le casque d'or.

 "Polius"  Souffla Xena. Gabrielle jeta un coup d'œil aux deux guerriers près d'elle. L'expression de Xena était impénétrable.  En revanche, Aison arborait le même air qu'elle-même.  De la peur.
 "Qui est Polius?" demanda discrètement Gabrielle.
 "Personne d'important, Gabrielle."

 Xena lui fit signe de se taire tout en regardant le commandant entraîner ses hommes avec une série de petits exercices.
 "Mais…"  commença Aison.  Xena le fit taire d'un regard.
 "Aison, si c'est trop pour toi, Va-t-en." 
Aison baissa les yeux et se mura dans un profond silence.

 Ils  regardèrent pendant plusieurs heures. Xena ne bougea pas une fois, même si elle était mal installée, elle ne le manifesta à aucun moment.  Aison, quant à lui, se leva plusieurs fois, pour faire les cent pas ou jeter un œil sur les éclaireurs. Gabrielle tentait d'imiter l'immobilité de la guerrière et restait près de son amante. Durant ces longues heures d'attente, elle visualisa la princesse guerrière regardant son ennemi avec un froid détachement. Xena se leva enfin et se débarrassa de la poussière et de l'herbe humide sur ses cuisses et ses cuirs.

 "Aison," Déclara-t-elle, "rassemble les hommes et qu'ils se tiennent prêts". Elle se tut un instant, avec un regard glacial.  "A tout."
 Aison acquiesça d'un signe de tête et monta à cheval.  Xena le regarda galoper jusqu'à ce que il n'y ait plus que de la poussière dans son sillage.

 "Maîtresse?"  demanda doucement Gabrielle.  Xena se tourna vers la jeune femme avec un rare sourire.
 "Oui Gabrielle."  Dit elle d'une voix conciliante.
 "Tu ne penses quand même pas pouvoir vaincre toute l'armée d'Athènes." 
Aussi vite que les mots  furent prononcés, elle baissa la tête en signe de soumission. Une main rugueuse attrapa son menton et ses yeux verts océan rencontrèrent le saphir bleu.

 "Gabrielle" Son prénom, un souffle sur sa joue.  "Je n'ai pas l'intention de me battre contre une armée." 
La guerrière baissa la tête et l'embrassa là où son souffle l'avait caressée. 
"Juste contre un homme." 
Ses doigts puissants tournèrent la tête de la jeune barde, révélant sa gorge; Xena y posa ses lèvres et sentit les pulsations d'un cœur battre violemment contre sa langue. Un simple contact, une légère caresse du doigt, et elle sentait le désir monter.

 Gabrielle sentit le désir se précipiter en elle et l'inonder, elle était vulnérable, comme si les yeux de la guerrière pouvaient lire dans son cœur.
 "Tu as envie de moi, ma douce?"  Demanda Xena, lisant aisément ses pensées.  Gabrielle fit un petit signe de tête, le souffle court.
 "Dis-moi à quel point" 
La guerrière l'encouragea et prit les mains de Gabrielle dans les siennes pour l'attirer plus près.
 "Tellement…" murmura Gabrielle.  "Plus que tout ce que j'ai jamais ressenti ou désiré."
 Gabrielle se défit de l'étreinte de Xena, les yeux pleins de désir, la voix rauque.
 "Tu es puissance et passion, maîtresse. Belle et redoutable." 

Gabrielle retourna dans les bras de Xena et posa sa tête blonde sur l'épaule gainée de cuir.
 "J'ai envie de toi, ma guerrière"
Gabrielle s'autorisa à  caresser une cuisse musclée.  "Maintenant".
 Xena sourit et allongea la jeune femme dans l'herbe moelleuse.

 "Tout ce que tu veux", murmura-t-elle farouchement dans l'oreille de Gabrielle.  "Je ferai tout ce que tu veux. Il te suffit de demander petite."
 Xena enfouit ses longs doigts dans les mèches vaporeuses se Gabrielle, attendant la réponse qu'elle connaissait déjà s'échapper de la bouche délicate de son amante.
 Enfin Gabrielle bougea les lèvres.
 "Aime-moi maîtresse."  Dit-elle simplement.
 Xena prit la tête de Gabrielle entre ses mains et frôla de ses lèvres celles de la barde. Puis elle embrassa les coins de sa bouche, ses paupières, ses joues.
 "Parle-moi, ma douce." Souffla Xena contre la gorge de la jeune femme. "Dis-moi ce que tu ressens, ce que tu veux, ce dont tu as besoin."

 Gabrielle haletait tandis que les dents de Xena mordillaient sa peau.  Elle empoigna les épaules de Xena et la tira plus près.
 "Oui." Soupira-t-elle. 
Xena continuait de mordiller son cou. La guerrière descendit plus bas pour tirer sur sa chemise d'un coup sec, elle caressa de ses lèvres les seins crémeux, et, l'un après l'autre, les prit dans bouche, ses dents et sa langue excitant les mamelons dressés.  Gabrielle émit un faible gémissement et ses hanches se soulevèrent de l'herbe fraîche.

 "Princesse, s’il te plaît... maintenant ..." Gémit-elle.
 "Pas encore petite" répondit Xena en frottant son nez sur ses seins.  "Je veux m'amuser un peu d’abord." 
Gabrielle pencha la tête en arrière, les yeux fermés, le corps ouvert à toutes les sensations.
 Xena retourna contre les seins de son amante, les prenant en même temps dans sa bouche. Gabrielle grogna plus fort, ses hanches frottant la terre molle.
 "J'adore...ça."

 Xena souleva la courte jupe qui couvrait la moitié inférieure de la jeune femme et glissa sa cuisse entre les jambes de Gabrielle et sentit aussitôt qu'elle mouillait déjà.
  "Je vois."  Sourit-elle.
 "Je voudrais ..." 
Gabrielle se tut, ses joues devenaient écarlates.
 "Dis-moi."  L'invita Xena de sa voix basse et rauque. Gabrielle scruta les yeux azur et crut y lire tout le désir qu'elle même lui envoyait.
 "Je veux te sentir en moi." Les yeux clairs de  Xena s'assombrirent de convoitise.
 "Oui ma douce." Elle glissa ses doigts entre ses cuisses et le sexe de Gabrielle. 
"A tes ordres." 

Elle donna de petits coups pour exciter sa fente avant d'y faire entrer le bout de son doigt. Elle soupira profondément quand elle sentit les muscles du sexe de Gabrielle se refermer autour. De son pouce, elle caressat le clitoris enflé qui répandit encore plus de nectar musqué.

 Gabrielle s'allongea comme elle put, voulant faire durer le plaisir, inquiète de l'ampleur de l'orgasme qui allait la submerger.  Lentement, puis avec de plus en plus de détermination, Xena caressait son amante, la sueur ruisselant sur son corps, son propre désir s'emballant au contact de la peau brûlante.

 "En moi ... s’il te plaît ... maîtresse ...je veux te sentir en moi."
 Xena glissa deux doigts.  Gabrielle se cambra et un faible gémissement lui échappa.
 "Oui ..." 
Xena se pencha sur le corps de son amante. Ses doigts la pénétraient lentement pendant que sa langue léchait le sensible mamelon. Les hanches de Gabrielle prirent un rythme plus fiévreux, la bouche ouverte, le souffle court.
 "Maintenant ma douce?"  Demanda Xena à bout de souffle.
 "Oui ...déesse, s’il te plaît .... fort ...."  haleta la jeune femme. 
D'une violente poussée, elle amena Gabrielle au bord de l'explosion, s'arrêtant juste un instant pour permettre à sa bouche de se poser sur son clitoris gonflé. Elle se mit alors à sucer le bourgeon sensible.

 Gabrielle souleva ses hanches, envahie par une montée de désir qui la réclamait corps et âme.  Elle agrippa  les cheveux de Xena quand de violents frissons la submergèrent. Au bout d'un moment, Gabrielle libéra doucement la tête de Xena et tira la guerrière à elle afin qu'elle s'allonge auprès d'elle. Xena lui embrassa délicatement le visage et le cou avant de l'allonger sur elle, la tête de la barde enfouie sous son menton, posée sur la froide armure de bronze.

 "Jamais ..."  murmura enfin Gabrielle.
 "Jamais?"  
 "Jamais.  Je n'avais jamais ressenti ça avant ... cette passion, ce désir." 
Elle leva la tête pour observer la guerrière, ses yeux verts absorbant chaque détail de ce magnifique visage, laissant ses doigts se promener là où ses yeux venaient de se poser.
 "Il suffit que tu me regardes et je me noie dans tes yeux, que tu me touches et ma peau est comme brûlée, que tu me fasses l'amour et cela suffirait pour l'éternité." Elle plongea dans les yeux bleu azur.  "Jusqu'à ce que tu me regardes de nouveau et que mon désir s'enflamme. Ca me fait peur." 
Elle termina sa phrase en frôlant du bout des doigts les lèvres de Xena.

 Xena prit tendrement le visage de Gabrielle entre ses mains. Sa bouche se posa sur les lèvres de la jeune femme, un bref contact, sa langue comme du velours.  Ce fut rapide mais sembla pourtant durer une éternité.  Tout ce que le seigneur de guerre n'osait dire, elle le fit passer dans ce tendre baiser; tout ce qu'elle ressentait, tout ce à quoi elle aspirait, tout ce qu'elle était,  Gabrielle devait le comprendre par ce biais.  Xena la repoussa et se leva, ses expressifs yeux bleus une fois encore cachés.  Elle se pencha et mit Gabrielle debout en silence avant de lui tendre la chemise qu'elle lui avait enlevée un peu plus tôt.  La jeune femme s'habilla rapidement, effrayée à l'idée d'avoir irrité la guerrière, mais la douceur du dernier baiser balaya sa crainte.  Elle toucha ses lèvres du bout des doigts, pour y sentir encore la tiédeur de la bouche de Xena.

 "Maîtresse, je..."  Laissa-t-elle échapper.  Ses joues étaient écarlates en bafouillant des excuses.  "Pardonne-moi .." 
Xena lui tendit la main avec un petit sourire en coin.
 "Nous reparlerons plus tard, Gabrielle." 
La guerrière lui caressa la joue.
D'un sifflement, elle appela Argo. Elle monta aussitôt en selle et tendit le bras pour faire grimper Gabrielle derrière elle.  La jeune femme resta pourtant à terre, laissant des mots tendres s'échapper de sa bouche.
 "Il faut que je te dise que je…" 
Xena ferma les yeux.
 "Non"  murmura-t-elle péniblement avant de d'attraper le bras de Gabrielle. Elle la tira si fort que le cuir de la selle égratigna  sa  peau.  "Tu n'as rien à me dire, jeune fille." La guerrière semblait stressée. "C'est moi qui parle. N'oublie jamais ça esclave." 
Gabrielle retint ses larmes.  Sans un mot, elle attrapa le bras de Xena et s'assit derrière sa maîtresse.

 Xena tira les bras de Gabrielle autour de sa taille et poussa Argo au galop.
En approchant du camp, des bribes de conversation remontèrent jusqu'aux oreilles si sensibles de la guerrière.  D'un coup de rênes, elle arrêta Argo.
 "Que se passe-t-il?"  chuchota Gabrielle.
 "Descends." 
 Gabrielle ne bougea pas tout de suite, puis elle descendit du cheval.

 Xena se tourna sur sa selle, le bout de ses doigts contre les lèvres de Gabrielle.
 "Ecoute-moi bien. Tu es maintenant libre."
 Gabrielle était debout, baignée par les mots qu'elle avait si longtemps rêvé entendre, mais prononcés par la seule femme de qui elle n'aurait jamais voulu les entendre...

 "Non"  Dit-elle simplement.
 Xena se pencha encore plus sur sa selle et murmura ses mots encore plus durement.
 "Gabrielle j'ai été trahie. Aison et Polius ont conspiré contre moi. Je vais droit vers une peine de mort."
 "Fuis alors." 
Xena sourit, juste par défi.  "Pas encore Gabrielle. J'ai formé cette armée" Son sourire s'élargit.  "Et j'en suis toujours responsable. Pars maintenant, pendant que tu en as l'occasion."
 Gabrielle sentit ses doigts s'emmêler dans les cuirs de la selle.

 "Je suis à toi" dit-elle simplement.  "Où tu iras j'irai. Tu es ma Maîtresse."
 Xena soupira.  "Si tu me suis, je ne pourrai pas te protéger." 
Gabrielle haussa les épaules.
 "Si je ne te suis pas, je suis perdue."
 Xena fixa longuement les yeux de son esclave, son amante.  Avec un petit signe de tête, elle se redressa sur sa selle. 
"Comme tu le souhaites ma douce." 

Elle fit partir Argo au galop, droit vers son armée, emportant Gabrielle au passage, les yeux fixés sur la femme qui avait volé son cœur, son âme.
 "Alors Princesse" Commença Aison.  "Finalement de retour avec ta pute." 
 Les lèvres de Xena s'ourlèrent légèrement en sautant de sa selle.
 "Une pute, Aison?"  Railla-t-elle.  "N'est-ce pas quelque chose que l'on doit payer pour en obtenir les faveurs?" 
Son second grimaça à son ton moqueur, l'épée à la main.
 "Oui, une pute."  Il s'approcha plus près de la guerrière.  "Une pute qui t'a éloignée de tes objectifs, qui t'a fait oublier ton but. Notre but." 

Xena fit un pas en arrière, les mains le long du corps.
 "C'est à moi de décider de notre objectif, pas à toi."  Elle se tenait maintenant debout devant lui, imposante de par sa taille.  "Tu sais, je t'ai remercié une fois déjà"
Xena fixa attentivement les soldats rassemblés autour d'eux, et nota mentalement la position de Polius et de ses renforts.
 "Je te croyais intelligent, et non pas cette espèce de salaud opportuniste que tu es réellement."
 "Si tu voulais commander, Aison ", se moqua-t-elle.  "Il te suffisait de me battre."
 Son sourire était lumineux et glacial.
 "Me défierais-tu Aison?"
 "Je te défie princesse guerrière."  Dit une voix grave derrière elle.  Elle tourna les talons.
"Polius" ronronna-t-elle.  "La plaie est moins vilaine que je ne l'aurais cru." 
D'un doigt, il toucha la plaie qui partait de sa mâchoire vers sa gorge.
 "Non princesse, j'ai assez bien survécu. Je te remercie de m'avoir épargné." 

Xena dégaina son épée.
 "Je n'épargne rien que je ne pourrais achever plus tard." 
Elle s'approcha plus près et planta la pointe de son épée sur sa poitrine.
 "Oses-tu vraiment me défier, Polius?"  murmura Xena.  "Crois-tu vraiment pouvoir me battre? Etre meilleur que moi? Me conquérir?"
 "Non princesse" déclara-t-il.  "Tu m'as toujours vaincu."  Il fit un signe de tête sur sa gauche.  "Cependant, je pense avoir un avantage…"
 Un soldat traîna Gabrielle par les cheveux avant de la jeter par-terre.
 "Abandonne, princesse," conseilla Polius.  "Ou bien elle meurt."
 Xena rit méchamment.  "Tue-la."

 PARTIE 7

 "Tue-la" répéta froidement Xena.  "Vas-y, ce n'est qu'une esclave après tout. Une chose que l'on achète et que l'on vend."
 Polius hésita, étonné par la violence des mots.  
"Qu'est-ce qui ne va pas Polius?"  glosa Xena.  "Tu as changé d'avis?"  
Elle s'approcha davantage, son épée pointée plus bas.
 "Ne me dis pas que tu faiblis. J'ai toujours respecté ta force, ton ambition" elle sourit diaboliquement.  "Même si peu judicieuse. Si tu attends que je capitule…" Son sourire se durcit.  "Tu vas être déçu. Je ne me plie devant aucun homme."  
 Aison tira Gabrielle si fort par les cheveux qu'elle perdit l'équilibre et tomba à ses pieds.
 "Je vais la tuer."  Grogna-t-il. 

Xena lui lança un rapide coup d'œil, reposant son attention sur le guerrier vêtu d'or devant elle.
 "Qu'est-ce que tu attends Aison. Ma permission?"  Ses yeux bleu électrique brûlaient ceux, bruns, de Polius.  "Donne tes ordres à tes chiens Polius, et qu'on en finisse"
Elle fit glisser ses doigts contre l'armure dorée et les posa sur sa joue, frôlant la blessure qui courait sur son visage. "Nous pourrions nous amuser de façon plus agréable."
 "Je vais donner l'ordre Princesse," répondit-il fermement, en repoussant la main de son visage. "Mais pas aujourd'hui."
 Il se tourna vers Aison.  "Aide-la à se relever."

L'ancien commandant de Xena fit la moue mais obéit, ses doigts enfoncés dans la chair tendre de Gabrielle.
 "Nous nous amuserons plus tard, salope." murmura-t-il à son oreille.  "Surtout moi."  
Il la poussa vers Xena.  Gabrielle trébucha et faillit tomber dans la boue si Xena ne l'avait pas rattraper de justesse.  Gabrielle leva les yeux, s'attendant à faire face à l'expression glacée d'un seigneur de guerre, mais fut bien au contraire étonnée par le tendre toucher ainsi que le petit sourire sur son magnifique visage.
 "Je t'avais dit de t'enfuir Gabrielle." La réprimanda-t-elle tout en la remettant sur pieds.
 "Oui Maîtresse."  Gabrielle réprima avec peine la vague de chaleur qui l'enveloppa quand Xena posa son bras autour de sa taille et l'attira plus près.

La guerrière regardait maintenant Polius avec attention, l'épée toujours en main.  
"Que va-t-il se passer maintenant?"  Murmura Gabrielle.  
Xena sourit en voyant trois de ses hommes approcher, de lourdes chaînes dans les bras.  
"Ils vont m'emmener à Athènes, enchaînée", dit-elle avec un petit rire.  "Mon plan est légèrement différent."  
Polius se trouvait face à Xena quand un autre soldat lui remit un parchemin effiloché.

 "Par ordonnance du Roi, tu es, par la présente, en état d'arrestation pour crimes contre le Royaume d'Athènes et des provinces avoisinantes."  Il fit un signe de tête aux soldats tenant les chaînes.
 Xena recula, son épée dressée.  
"Gabrielle, quoi qu'il arrive reste en dehors de ça."  
Gabrielle cligna des yeux.  Dans un cri à vous glacer les sangs, Xena se jeta sur Polius. Elle envoya à terre les hommes qui  tentaient de l'attacher d'un violent coup à la tête.  Elle s'approcha alors de sa proie, les yeux brillant d'une joie non dissimulée.  "Tu as beau avoir des ordres Polius, tu n'auras jamais le savoir-faire." Dit-elle en souriant
 Polius souleva son épée et regarda avec méfiance Xena qui se rapprochait.
  "Princesse, tu n'espère quand même pas vaincre une armée entière."
 Xena s'arrêta soudain, son magnifique visage penché légèrement de côté.
 "J'ai déjà entendu ça" elle riait à présent.  "Je n'ai pas besoin de vaincre une armée Polius. Juste toi."
 Son épée siffla dans l'air et frappa violemment la sienne, ce qui le fit reculer d'un pas.  
"Ne serais -tu pas un brin plus faible que la dernière fois, Polius".  
Elle se moquait de lui, la pointe de son épée tapotant la poitrine de l'armure de son adversaire.  
"Un brin plus lent."  
Le soldat eut à peine le temps de parer le coup suivant. Son bras vibra sous la force de l'impact.
 "Un brin maladroit."
 Ses bottes balayèrent l'air pour venir frapper les jambes de l'homme. Polius tomba lourdement sur le sol et son épée lui échappa des mains.

 La princesse guerrière se dressa devant lui, sourire aux lèvres, l'épée sur sa gorge.  
"Un brin mort."  Ajouta-t-elle doucement.
 Le combat fut si rapide que son armée n'eut pas le temps de réagir. Ses hommes observaient attentivement l'échange entre les deux guerriers.  Xena appuya son épée plus fort sur sa gorge, ce qui fit couler un mince filet de sang qui tâcha son armure dorée.  
"Et maintenant, Polius?" demanda-t-elle doucement.  "Dois-je te tuer ici et en finir avec toi."  Elle se redressa et éloigna son épée.  "Ou bien me laisses-tu partir avec les hommes qui m'ont toujours été fidèles, nous laissant une chance de nous retrouver tous les deux un jour?"
 Polius baissa la tête.
 "La princesse guerrière est libre d'aller où bon lui semble, sans que personne ne la suive."  

 Xena fit un bond en arrière et rengaina son épée.  Elle offrit son bras à l'homme qu'elle avait vaincu pour l'aider à se relever.
  "Tu as toujours été un homme de parole Polius" Ses lèvres se déformèrent en un rictus sardonique.  "Par égard pour toi, j'espère que c'est toujours vrai."
 Elle tourna le dos au soldat et marcha vers son armée.
 "NON!"  Un hurlement déchira le silence.  Xena fit demi-tour, l'épée déjà en main.  
"Non" répéta Aison en attrapant Gabrielle à la gorge, la pressant contre lui.
 "C'est MON armée."  
Xena arqua légèrement un sourcil, et dit tout bas:
 "Vaincs-moi donc Aison."  
Il explosa de rire.
 "J'ai une meilleure idée. Que dirais-tu de jeter ta putain aux hommes."  
Il resserra son emprise, ignorant les ongles de Gabrielle qui s'enfonçaient dans ses mains dans une vaine tentative de fuite.  
 "Je ne pense pas que tu la trouves toujours aussi attirante après quelques heures passées avec eux."
 "Ne sois pas stupide Aison."  grommela Xena en s'approchant de son second.
 "Halte là, princesse!"  L'avertit Aison tout en se penchant pour embrasser goulûment la jeune femme qui se débattait.
  "Hmm, pas mal. Je comprends mieux ton engouement  pour elle."
 Il tira ses cheveux à lui pour les renifler.
 "Elle est bonne…"
Ses doigts crasseux se posèrent sur ses seins.  "Très bonne..."
 L'expression de Xena se fit glaciale.  
"Laisse-la partir Aison, et je te laisserai vivre."

 Aison sourit et serra plus fort Gabrielle.
 "Je ne pense pas princesse. La plupart des hommes me sont fidèles. Ceux qui ne le sont pas vont changer d'avis assez vite. Ils ont vu comment tu t'es éloignée de notre objectif et comment tu a été hypnotisée par cette putain. C'est moi qu'ils veulent comme commandant, pas une femme qui ne sait pas contrôler ses propres esclaves."  
Il éclata de rire.
Xena était debout, toujours aussi grande.

 "Je me demande comment Polius a su que l'on arrivait, Aison"  Elle semblait s'amuser. "Ou comment il a su combien d'hommes il fallait pour nous capturer."  
Son ancienne armée regarda avec des yeux curieux le commandant.
 "C'est comme si quelqu'un avait envoyé un message."  Elle rengaina son épée et croisa les bras sur sa poitrine.
  "Je te le dis pour la dernière fois Aison," Elle se posta devant lui, "Relâche-la ou bien meurs".

 Aison sourit.
 "Quand le moment sera venu, princesse, pas avant."  
Il serra son bras autour du cou de Gabrielle et la pressa contre lui.  Les doigts de Xena se déplacèrent avec dextérité, pour attraper son chakram qui vola aussitôt dans les airs, rebondit contre un arbre avant de s'encastrer dans la tête d'Aison.  Il chancela avant de tomber lourdement par-terre.  Gabrielle s'échappa des bras du mort et frotta son cou meurtri. La guerrière s'approcha et tira d'un coup sec sur le chakram ensanglanté enfoncé dans le visage.
 "Eh bien le moment est venu."  Murmura-t-elle sèchement.

 Polius secoua la tête de dégoût et monta à cheval.  "Eh bien Princesse, je t'ai donné ma parole, toi et les hommes qui veulent te suivre, êtes libres de partir"
Il se tut, ses doigts caressant de nouveau la plaie noueuse qui marquait son visage et son cou.

 "Quand nous nous reverrons, tu auras peut-être une cicatrice."  
Xena et le soldat se fixaient.
 "Peut-être que j'en ai déjà, Polius".
 Elle avait répondu calmement.  Il se pencha vers elle.
 "Je pense que oui, Princesse" Il fit signe à ses homme de se rassembler.  "Je pense que oui"  
Polius se redressa sur sa selle.  "Jusqu'à ce que nous nous retrouvions."  
Il poussa son cheval au galop et disparut dans les bois, ses hommes derrière lui.
 Xena observa ses hommes, épuisée.  
"Que toute personne qui veut partir, le fasse maintenant"

Plusieurs hommes remuèrent tout en restant dans la clairière. Elle jeta un œil à Gabrielle, la plaie de son cou tournait déjà au marron, ecchymose laissée par l'emprise d'Aison.  Ses yeux reflétaient tristesse et colère.
  "Sachez bien que si vous restez dans mon armée, vous ne pouvez la toucher qu'avec égard, vous mourrez. Si vous la regardez avec tout sauf du respect, vous mourrez. Agissez comme vous le feriez avec moi," Elle sourit.  "Ou vous mourrez".  
La guerrière tira Gabrielle à l'abri de ses bras.

  "Ca pose un problème à quelqu'un?"  
Elle posa son regard sur chacun de ses hommes alors que le silence s'éternisait.
"Bien".  
Elle siffla Argo et monta rapidement, aidant Gabrielle à grimper derrière elle. Elle sourit en sentant les bras entourer sa taille et fit trotter Argo, ses hommes derrière elle.
Ils s'arrêtèrent enfin des heures plus tard. Gabrielle s'était endormie contre le dos de la guerrière. Xena lui avait tenu la main tout au long du trajet, incapable de se détacher des petits doigts de la femme et perdre la chaleur de son contact. Elle avait donné doucement ses ordres pour que son armée prépare le campement. Elle ne fut pas du tout surprise en remarquant qu'il en manquait un certain nombre. Elle resta à cheval, Gabrielle nichée derrière elle et attendit que le campement fut terminé avant de mettre pied à terre et prendre doucement Gabrielle dans ses bras pour l'emmener dans sa tente de fortune.

Elle allongea soigneusement Gabrielle sur les couvertures et la déshabilla, la tournant sur le ventre pour mieux retirer sa jupe. Elle était toujours étonnée par la douceur de sa peau, tel du velours, alors que ses doigts parcouraient les courbes et les creux de la jeune femme. Elle sentit Gabrielle bouger sous ses mains. "Détends-toi", murmura-t-elle à l'oreille de son amante. "Tu es en sécurité."
Gabrielle se tourna sur le dos et ouvrit les bras pour une étreinte et Xena se baissa pour se glisser entre eux. Elles s'allongèrent ensemble comme s'il en avait toujours été ainsi, à l'écoute de leur respiration réciproque, leur souffle synchronisé.

"Maîtresse?"
Gabrielle brisa finalement le silence.
"Hmm?"
Gabrielle cherchait les mots justes: "Suis-je vraiment ..." son cœur battait à tout rompre. "…libre?"
Xena se mit sur ses coudes, ses cheveux ébènes coulaient sur le visage et le cou de Gabrielle.
"Ma douce petite barde" Elle souriait, et sa voix était si basse que Gabrielle avait du mal à l'entendre. "Tu as toujours été libre," elle l’embrassa sur les lèvres, sa langue suivant le contour de ses lèvres. "…ton cœur, ton âme, ton esprit sont libres."
 Sa bouche descendit pour embraser la vilaine blessure qui abîmait son cou.
"Et maintenant, ton corps."
 Elle prit le visage de Gabrielle entre ses mains et caressa tendrement ses longs cheveux. "Oui ma douce tu es libre."

Gabrielle eut du mal à se relever, le visage éclatant de bonheur. Xena tenta de cacher sa tristesse et se décala pour permettre à Gabrielle de bouger.
 "Libre". Elle exultait. "Je suis libre."
Elle répétait ces mots à l'envi, savourant leur douceur comme du miel sur ses lèvres. Elle se tourna vers la guerrière, le visage radieux.
 "Je peux partir?"
Xena hocha juste la tête, peu sûre de sa voix. Gabrielle sourit.
"Libre". Se murmura-t-elle.
Elle ouvrit la tente et la referma derrière elle, observant les étoiles dans le ciel comme si c'était la première fois. Toutes les possibilités qui n'avaient jamais osé simplement franchir son imagination dansaient maintenant devant ses yeux. Ce simple mot ne cessait de se répéter dans sa tête.
"Libre". Elle retourna sous la tente et remarqua soudain sa nudité. Au lieu de rougir, elle s'approcha de la guerrière, sa guerrière.
 "J'ai le droit de choisir", dit-elle à voix basse. "de décider quoi faire de ma vie."
Xena restait immobile, les yeux baissés. Gabrielle caressa du bout des doigts le bras de guerrière jusqu'à ses mains qu'elle prit dans les siennes.

"Je choisis de rester avec toi." Dit-elle simplement.
 Xena ne sut quoi répondre. Elle tira Gabrielle vers elle pour l'allonger à ses côtés, sa peau nue frémissant contre la froideur de son armure.
"Maintenant que tu as choisis ton destin, petite…" chuchota-t-elle "…Que choisis-tu d'autre?"
Gabrielle rampa sur jusqu'à elle, ses seins taquinant les lèvres de la guerrière.
 "Toi" dit-elle tout bas avant de se baisser vers sa bouche.
"Oui ....." siffla-t-elle quand Xena aspira violemment sa chair frémissante.

 Ses doigts parcouraient le dos musclé de Gabrielle, savourant les tressaillements de sa peau quand elle descendit plus bas pour attraper ses hanches à deux main. Sa bouche était en admiration devant la douceur des seins de Gabrielle. Doucement, elle pris un mamelon dans sa bouche, ses dents excitant la pointe offerte. Gabrielle gémit et tira Xena plus près. Elle désirait plus que tout une plus forte proximité.
"Plus fort". Supplia-t-elle.
 La guerrière ouvrit plus grand la bouche, avalant davantage de cette délicieuse peau. Gabrielle écarta les jambes et les posa sur les cuisses de Xena.
"Que veux-tu maîtresse? Dis-moi ce dont tu as besoin, ce que tu veux, ce que tu désires."

Xena s'éloigna de la poitrine de Gabrielle et se redressa de tout son poids.
"Ca" gémit-elle en la pénétrant. "Juste ça... toujours ça ... seulement ça ..."
Sa voix se fit traînante, focalisée sur Gabrielle qui consumait ses pensées, son esprit, son âme. Les doigts de Xena au plus profond de la moiteur de son amante, Gabrielle semblait comme suspendue en l'air, tenue par la seule force de son aimée, les hanches battant violemment contre ses doigts. "... tu es si bonne ..."

Gabrielle lui lécha le cou et lui murmura à l'oreille: "Oui ...."
Xena marmonna, le souffle court, les coups se faisant  plus forts, plus rapides.
 "Viens pour moi ma douce. J'ai besoin de te sentir, de t’entendre."
 Gabrielle gémit en entendant la voix pleine de désir de la guerrière. Elle laissa échapper un cri  primaire et passionné quand son corps tout entier se raidit avant de se libérer et elle se liquéfia contre le corps de son amante. Xena se rejeta sur le lit en attirant Gabrielle sur elle.

Elles restèrent silencieuses un long moment, ne voulant pas perturber la douceur de cet instant. Xena inhalait l'odeur et l'essence de cette petite femme qui avait pris le contrôle de sa vie.
 "Je te veux" lui murmura-t-elle. "J'ai besoin de toi"
Elle prit les mains de Gabrielle dans les siennes. "Je t'aime".
Avant qu'elle ne puisse répondre, Xena leva la main.
 "Attends." Elle avala et sourit faiblement. "Je ne pensais vraiment pas que ça arriverait. Je n'aurais jamais imaginé que je ressentirais ça et encore moins que je le voudrais."
Elle secoua la tête tristement. " Je n'aurais jamais imaginé que ça se passerait comme ça."
Gabrielle tira Xena à elle et posa sa tête sur sa poitrine. La guerrière soupira et la serra plus fort, craignant que Gabrielle ne s'envolât loin d'elle, comme sa jeunesse, son frère, ses rêves.

"Cela fait si longtemps que l'amour a touché mon cœur" dit Gabrielle tout bas. "Je ne sais comment accepter un tel cadeau."
Elle passa ses doigts dans les cheveux foncés de Xena, la réconfortant comme elle l'aurait fait avec un enfant.
"Mais je veux essayer."
Xena leva la tête avec une expression de douloureux espoir. Gabrielle s'allongea sur elle, scrutant les beaux yeux qui avaient conquis son âme. "Je ne te quitte pas, ma maîtresse." Gabrielle prit le visage de la guerrière entre ses main et traça du pouce la ligne de ses lèvres.

Xena entrouvrit la bouche et Gabrielle y glissa son doigt. Xena piégea le doigt avec ses dents et sa langue caressa la peau sensible. Gabrielle sentit aussitôt le désir monter; elle ferma les yeux, se laissant prendre par sa guerrière. Xena abandonna le pouce de Gabrielle et se déplaça plus bas en donnant de petits baisers sur le corps de la jeune femme. Gabrielle s'arc-bouta à l'aide de ses mains pour savourer la sensation divine de cette langue et de cette bouche se promenant sur sa peau. Elle souleva ses seins déjà durs et se cambra.

"Tu as envie de moi, petite?" demanda doucement Xena.
"Oui s’il te plaît maîtresse... J'ai envie de toi" grogna-t-elle tandis que Xena capturait un mamelon dans sa bouche et le taquinait de sa langue, ses doigts glissant profondément entre les lèvres gonflées.

"Oh oui ...." gémit-elle en soulevant brusquement ses hanches. "Là…juste là…"
Xena appuya plus fort sur le clitoris de Gabrielle, le petit muscle déjà frémissant sous la pression. "Viens en moi…maintenant…Dieux…"
De petites gouttes ruisselaient sur son visage, le corps tremblant de désir. Xena descendit plus bas pour embrasser son ventre, son aine, avant de se poser juste sur sa fente brillante.
 "Ecarte plus les jambes pour moi." Ordonna-t-elle. "Je veux te regarder."

Gabrielle écarta davantage les jambes, et sentit Xena écarter doucement ses lèvres. Elle ferma très fort les yeux au premier frôlement de langue. C'était si doux, une sensation fugace, vite remplacée par le souffle chaud de son amante sur sa peau. Son cœur s'arrêta net quand Xena la pénétra de sa langue, à la fois chaude et humide. Xena caressa profondément Gabrielle, buvant son corps, son désir. Elle saisit ses hanches afin de la rapprocher plus près encore de sa bouche.

"Oui ... oui ... oui ...." bredouillait Gabrielle, ses bras soutenant difficilement son poids. Xena remplaça sa langue par deux ravissants doigts, pénétrant son amante tout en suçant son clitoris. Gabrielle jeta la tête en arrière et cria de nouveau en jouissant, les muscles enserrant les doigts.

Gabrielle s'effondra sur le corps de Xena, hors d'haleine. La guerrière retira lentement ses doigts.
 "Non," murmura la jeune femme. "Reste en moi. Sens moi. Prends-moi encore."
Les mots crus inondèrent Xena de désir. Elle déplaça légèrement le corps de Gabrielle, sans jamais perdre le contact, et prit sa main pour la mettre entre ses propres jambes. "Ensemble."
"Ensemble" Et Gabrielle glissa ses doigts entre la culotte trempée et la chair palpitante.

"Oui ..." les hanches de Xena ondulaient tandis que ses doigts  s'enfonçaient plus profondément en Gabrielle.
 "Embrasse-moi." Murmura la jeune femme.
Xena se pencha pour que la jeune femme savoure son goût sur ses lèvres puis leur langue s'emmêlèrent avec impatience. Leur corps bougeaient en rythme dans un mouvement fluide d’amour et de désir. Xena cassa le baiser la première et fixa intensément les yeux de Gabrielle.

"Laisse-moi te regarder ..." Elle bougea plus fort contre la jeune femme. Gabrielle gémit, ses hanches se soulevant pour répondre à la poussée des doigts de Xena.
"Maintenant… ensemble…maintenant."
 Xena se sentit partir, perdue dans l'orgasme libérateur qu'elle lisait dans les yeux de Gabrielle. Elle jouit violemment, emportée par une déferlante de spasmes lui traversant le corps. L'orgasme de Gabrielle fut le plus fort qu'elle ait jamais connu, si fort qu'elle ne put se retenir de crier.

Xena s'allongea contre Gabrielle, son armure et ses cuirs trempés par la transpiration et quelque chose de plus sucré. Un silence remplit la petite tente alors que leur respiration revenaient lentement à la normale.

"Maîtresse?"
Xena ouvrit lentement les yeux et toucha  du bout des doigts le visage de la jeune femme.
"Oui Gabrielle."
 La guerrière se déplaça de nouveau pour laisser sa barde s'enrouler autour de son long corps longiligne.
"Si je voyage avec un seigneur de guerre, je devrais peut-être apprendre à me défendre."
"C'est vrai." Convint Xena. "Quelle arme veux-tu apprendre à utiliser?"
Gabrielle s'assit, perdue dans ses pensées.
"Une épée, c'est trop salissant."
Xena hocha la tête, ses doigts effleurant sur son amante.
 "Un couteau…" Gabrielle réfléchissait.
 "Eh bien, il faudra que tu sois assez près pour que ça marche."
 Xena lécha doucement  son dos et sourit en sentant Gabrielle frissonner.

"Exact." Soupira-t-elle tandis que Xena la prenait par la taille, avant de prendre ses seins entre ses mains.
"Ton chakram?"
"Des années d'entraînement Gabrielle."
Elle frissonna quand Xena lui pinça doucement les mamelons.
 "Une hache?" souffla-t-elle.
"Trop lourd." Xena effleurait son amante, sa langue descendant plus bas.
"Un fouet?"
Xena gloussa. "Ca, c'est à moi."
La guerrière embrassa ses épaules.
"Hum, qu'est-ce qui nous reste?" marmonna Gabrielle, ses mains couvrant celles de Xena qui caressaient toujours ses seins.
"Un bâton" répondit Xena.
Gabrielle pencha la tête, ses cheveux blonds inondant le visage de Xena.
"Un bâton?"
Xena enveloppa ses bras autour de sa taille et l'embrassa sur la joue.
"Eh bien, nous les chefs de guerre préférons appeler ça un bâton de combat."
Gabrielle se pencha pour embrasser Xena.
"Un bâton de combat"
Elle ferma les yeux pendant que Xena lui faisait de nouveau l'amour et apaisait son âme.
"Ca me plait bien."

FIN
 

Commentaires  

 
#10 chachouille 2009-12-10 23:25 Merci beaucoup pour cette suite et fin !!! Citer
 
 
#9 Gaxé 2009-11-22 15:37 Ca valait la peine d'attendre !
Excellente histoire, et merci pour la traduction
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#8 Portaud 2009-11-21 23:05 pffiou ! ça valait le coup d'attendre Citer
 
 
#7 Administrator 2009-11-21 21:01 Eh bien elle est bel et bien terminée cette fic!
Enjoy!
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#6 Portaud 2009-11-09 22:19 Elle est où le suite !!!!!!!!!!!!!!! !!!
Excellente fic en tout cas, je ne me souviens pas l'avoir lue en anglais … et pourtant j'en ai lu un paquet
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#5 xengab 2009-07-07 17:06 merci de traduire pour nous cette magnifique histoire je sais que ça prends du temps de le faire et c'est pour ça que je t'admire de nous offrire de ton temps pour lire cette superbe histoire
xengab
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#4 phenix 2009-06-05 06:15 Excellent debut. J'attends la suite de la traduction avec impatience. En plus arreter ici tient du sadisme. Citer
 
 
#3 velane 2009-04-21 05:44 Je suis bien contente que l'hiver soit terminé, car les fic arrivent de nouveau et c'est un régal!
merci!!
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#2 anna 2009-04-19 01:33 J'adore !! Qu'est-ce qu'elle est tordue la Conquérante
Vivement la suite !!
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#1 ................. 2009-04-17 23:48 salut trop bien la fanfiction!! a quand la suite ??? Citer
 
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